Communautés historiques #Métis: “Là où le fleuve se rétrécit”

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La notion de différentes races est un concept social qui n’existe pas. Le gouvernement a tenté pendant des années d’en faire de nous la race Indienne, puis la race des Premières Nations et la race Autochtone. Mais nous ne sommes pas une race. Nous sommes les Nations Autochtones. – Wab Kinew. 

Les Nations Autochtones.

Les Métis ont existé et prospéré en “Nouvelle France” et en Acadie; suffisamment de preuves empiriques documentent leur présence.

La contestation dans certains milieux ce ceint plutôt autour du concept de communautés Métis historiques, et si ces entités existent ou existaient à l’est des Grands Lacs.

Les Métis situés à l’ouest des Grands Lacs ont reçu beaucoup d’attention et tout le financement nécessaire afin de se représenter et produire nombreuses recherches érudites sur leurs communautés historiques. En raison de la Scrip, conçu dans le but d’éteindre le titre autochtone des Métis (plus sur le sujet ici), il existe une documentation récente de familles et de leurs communautés.

Les Métis situés à l’est des Grands Lacs on souffert l’extinction de leur titre autochtone de façon beaucoup plus progressive, et n’ayant aucun pouvoir décisionnel. (voir ici pour plus d’infos)

Le réputé sociologue Gérard Bouchard a partiellement raison: l’Eglise catholique, fortement impliquée dans la gouvernance administrative depuis les jours de la Nouvelle-France jusqu’à la fin des années 1960, déconseillait fortement les unions entre les Nations Autochtones et la gent pieuse du “Pur Laine” catholique.

Où Bouchard fait erreur, c’est par sa tentative d’homogénéiser le Métis du Kébec à la population générale du Québec dans le but d’affirmer le récit du Québécois de souche comme étant Peuple Original. Les familles métissées avaient choisi se déplacer des villages colons, se rapprochant des villages Autochtones.

Les Métis ont été le plus souvent ostracisés par le colon, probablement en raison de l’enlèvement et / ou l’assassination des plusieurs premiers colons par les Autochtones.

Très peu de recherches ont été faites pour nous aider à comprendre la raison que certains colons sont tombés victimes des Autochtones, tandis que d’autres avaient survécus.

Mon premier ancêtre colon, Jacques Brisset, arriva au Canada avant 1648. Il a été “enlevé” par les Autochtones après 1656 et “libéré” après Juillet 1660.

J’utilise délibérément des guillemets, parce que je n’ai trouvé aucune preuve à l’appui de la raison de sa survie, tandis que nombreux autres colons furent rapidement tués. Pourquoi les Autochtones auraient nourri, vêti et abrité un mec blanc plutôt qu’un autre? Pourquoi a-t’il survécu? Le clergé auraient-t’ils utilisé le terme “enlèvement” comme une mesure visant à effrayer les autres colons afin d’assurer un contrôle sur les mariages métissés, et ostraciser ceux qui ont fait union parmi les Nations Autochtones?

Nous ne saurons probablement jamais. L’étude des premiers colons est limitée à des généalogistes amateurs, qui présentent des hypothèses comme des faits et ces hypothèses sont entachées par celui biais qu’ils ont. Qui est pourquoi je préfère utiliser des guillemets pour enlèvement et libération.

Nous savons que Jacques fût légué une propriété distancée du village des Trois-Rivières, sur l’ile du Milieu (Saint-Christophe) en Mars 1655, avec le père de sa future bru, Pierre Dandonneau.

Nous savons aussi que nous n’avons pu retracer les origines ou l’acte de mariage avec son épouse, Jeanne Fétis (ou Fétéis ou Fortier ou Forestier ou Forest). Nous savons qu’elle est pas une “Fille du Roy» ni une «Fille à marier”, nous savons qu’elle n’est pas arrivée avec son époux, et nous ne pouvons trouver aucune trace de sa naissance en France.

Nous savons que lorsque de plus en plus de colons arrivèrent en Nouvelle-France, les descendants de Jacques se sont relocalisés vers l’ouest, loin de la population des colons et plus profondément dans les parties non-colonisées.

Jacques, fils, acheta une seigneurie avec son beau-frère Louis Dandonneau. La seigneurie est située à l’amont des Trois-Rivières, sur l’Ile Dupas, une île dans le fleuve St-Laurent connue pour être le lieu de rencontre des Nations Abénaki et Atikamekw, et juste en face de là où est maintenant la réserve d’Odanak.

Les Bri/e/sset(te), Courchenes et Dupas viennent tous de cet ancêtre commun, et ont vécu aux côtés des Abénaki, des Atikamekw, des Wendat et, bien sûr, d’autres Métis depuis lors, nous mariant entre nous et nous répandant au nord, sud et, oui, à l’ouest, passé les Grands Lacs.

Nos communautés historiques entourent l’Ile Dupas, dans les parties de ce qu’on appelle maintenant Lanaudière et la Mauricie.

Nous sommes la Nation Métis du Kébec.

Nous sommes une Nation.

Oh, et Kébec signifie “là où le fleuve se rétrécit» en Algonquin.

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Historic #Métis communities: “Where the river narrows”

Race is a social construct; it doesn’t exist. Governments have tried for years to make us the Indian race, then the First Nations race and the Aboriginal race. But we are not a race. We’re Indigenous nations. – Wab Kinew.

Indigenous nations. 

There is absolutely no doubt that Métis existed and thrived in the Eastern parts of “Nouvelle France” and Acadia; enough empirical evidence has been provided to that effect.

The discussion in some circles has more to do with the concept of historic Métis communities, and whether such entities exist or existed East of the Great Lakes.

Métis communities West of the Great Lakes have received much of the attention, and all of the funding required to produce advocacy and research regarding their historic communities. Due to the Métis Scrip, which was designed to extinguish Aboriginal title (more about the subject here), there are recent written records of families and their communities.

Métis living East of the Great Lakes had their Aboriginal title extinguished in much more gradual ways.

Sociologist Gérard Bouchard has it partially right: the Catholic Church, who was heavily involved in governing here, from the days of Nouvelle France right up to the late 1960s, strongly discouraged the mixing of Indigenous People and their pious, Pure Laine Catholic brethren. 

Where Bouchard has it wrong, it is to homogenize the Kébec Métis within the general population of Québec to assert the narrative of the French as original People. Most mixed marriages chose to move away from early Settlements.

Couples of mixed marriages did not mix with the general population. Métis were most often shunned by Pure Laine Settlers, likely due to the kidnapping and / or murder of some early Colonials by Aboriginals.

Very little research has been done to help us understand why some Settlers fell victims of Aboriginals, while some others did not. 

My first paternal, Colonial ancestor, Jacques Brisset, arrived in Canada before 1648. He was “kidnapped” by Aboriginals after 1656 and “released” after July 1660. I deliberately use quotation marks, because I have found no evidence to support why he would have survived while many more Settlers were quickly killed. Why would Aboriginals feed, clothe and shelter some random White guy? Why did he survive, when many didn’t? Did Settlers use the term “kidnap” as a measure to scare away other Settlers from mixed marriages, and ostracize those who did marry Aboriginals?

We may never know. The study of early Settlers is limited to amateur genealogists, who present hypotheses like facts and those hypotheses are tainted by whichever bias they have. Which is why I use quotation marks to kidnap and released.

What we know is that Jacques was given a lot away from Trois-Rivières, on l’ile du milieu (St-Christophe) in March of 1655, along with the father of his future daughter-in-law, Pierre Dandonneau.

What we also know is that we cannot find any origins or marriage records for his wife Jeanne Fétis (or Fétéis or Fortier or Forestier or Forest). We know she’s not a “Fille du Roy” or a “Fille à Marier”, we know she didn’t arrive with Jacques, and we can’t find any record of her birth in France.

We do know that as more and more Settlers arrived in Nouvelle France, Jacques and his family moved West, away from the Settler population and deeper into Indigenous parts.

Jacques’ son, also named Jacques, purchased a Seigneurie with his brother-in-law Louis Dandonneau. The seigneurie is located several hours away West, on Ile Dupas, an island in the St-Lawrence river known to be the meeting place of Abénaki and Atikamekw Nations, and straight across from where is now the Odanak reserve. 

The Bri(e)sset(te), Courchenes, Dupas all come from this common ancestor, and lived alongside the Abénaki, the Atikamekw and the Wendat Nations since then, intermarrying among ourselves and spreading North, South and, yes, West, past the Great Lakes.

Our historic communities surround Ile Dupas, in the Eastern parts of what is now called Lanaudière and Mauricie.

We are Kébec Métis. We are a Nation. 

Oh, and Kébec is Algonquian for “where the river narrows”.