Décoloniser l’identité #Métis

Quelles sont les parties d’un part entière Métis ?

Est-ce par voies de Scrip? Traité? Constitution? Droit? Actes? Quel est le dénominateur commun de ces termes? Eh bien, ils ont tous été écrits par un gouvernement colonisateur.

Est-ce la communauté? Eh bien, les tribunaux colonialistes déterminent si une communauté «existe» vraiment, habituellement par l’entremise de jugements sur les récoltes et / ou sur des revendications territoriales.

Est-ce le quotient sanguin? Je ne sais pas. Bien qu’il pourrait fournir preuve *empirique*, l’histoire a démontré que la théorie quantique de sang n’a pas favorisé les peuples autochtones et autres minorités dans le passé. Et, il m’est offensant de penser à avoir à subir un test d’ADN aux fins de prouver mon autochtonie…

Est-ce fondé sur des événements historiques? Si oui, ces événements seront-ils choisis par consensus, par la politique, par des règles basées sur des moeurs colonialistes?

Est-ce que ça va être une concession envers une majorité qui crie le plus fort? Une minorité qui a le plus besoin d’être protégée?

Est-ce l’auto-identification? À mon avis, c’est possiblement un début. Mais ce n’est évidemment pas tout, sinon tout le monde pourrait embarquer sur le wagon Autochtone – et il ya beaucoup à déballer dans ce lourd bagage, non?

De nombreux départements universitaires étudient actuellement les questions importantes entourant la définition de qui est Métis *authentique*. La sociologie étudie les communautés métisses et tente définir une ethnogenèse. L’anthropologie regarde les fonctionnements linguistiques, socioculturelles, biologiques etarchéologiques des communautés métisses. L’histoire se concentre sur les livres et les documents, et le droit se penche sur les précédents judiciaires.

Les centres d’études Supérieures ont besoin de financement. Des bâtiments aux étudiants, la recherche exige de l’argent, du temps et de l’aide. Qui finance ces recherches? Que s’attendent-ils en retour? 

Je me pose cette question, car il est important de pouvoir ceintrer les objectifs. Je ne suis ni à l’emploi de centres d’études, de gouverment quelconque. Ma généalogie m’a été transmise par ma famille – gardée précieusement jusqu’en 2014 par mon père, et plus tôt par mon grand oncle.

En plus de ces ancêtres directs, j’ai également documenté leurs frères et sœurs quand je le pouvais, pour montrer que les communautés ont évolué à partir des noyaux familiaux. Il est intéressant de lire les actes de baptêmes et de mariages pour voir le nom des témoins qui étaient souvent des voisins, mais qui pouvaient retracer leur ascendance au même aïeul!

Je pense que la généalogie – pour moi, c’est un geste de reconnaissance de tous ceux qui sont venus avant nous (manitoweyimiwew en Cri, aanikoobijigan en Anishinaabe, iethihsothó: kon en Kanien’kéha) est un acte de décolonisation.

Les débats sont incendiaires, souvent violents – et, comme je l’ai mentionné auparavant – vraiment le reflet d’influences colonialistes.

Passons enfin à autre choses. Il y a beaucoup trop de travail à faire.

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