2019 Wishes

Everyone seems to want to follow territorial borders drawn by White people to establish their associations.

Everyone wants to see big and get together by country or by province or by administrative region.

Yet, for any community to be considered a “historic rights bearing community”, it must be proven that a number of people with mixed Indian and European or Inuit and European ancestry

✔ formed a group with a distinctive collective identity;
✔would live together in the same region and
✔ shared a common way of life.In trying to see too big, we miss these essential criteria.

In trying to see too big, we are missing these essential criteria.

Meanwhile, our communities are suffering in the same way we lost our town stores for the benefit of some super mall in a big town.

The government can no longer deny the existence of our historic communities; it will turn its focus on whether or not these communities still exist in the contemporary world.

I wish 2019 is for us a call to strengthen our communities, for Metis to return to our Indigenous ways of sharing and helping our family, our neighbors and our communities.

As La Grenouillière and Batoche have shown us, when we defend our communities, our traditions and our culture, we are a force to be reckoned with.

Happy, Healthy New Year to all. I look forward to hearing about your community’s successes in 2019.

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Mes Voeux pour 2019

Tout le monde semble vouloir suivre des frontières territoriales établies par les Blancs pour établir leurs associations.

Tout le monde veut voir grand et se réunir par pays ou par province ou par région administrative.

Cependant, pour qu’une collectivité puisse être considérée comme une « communauté historique titulaire de droits », il doit être prouvé qu’un certain nombre de personnes ayant une ascendance mixte indienne et européenne ou inuit et européenne :

formaient un groupe ayant une identité collective distinctive;

vivaient ensemble dans la même région;

partageaient un mode de vie commun.

En essayant de voir trop grand, nous avons manqué ces critères essentiels.

Pendant ce temps, nos communautés souffrent de la même manière que nous avons perdu nos magasins du village au profit d’un super centre commercial dans la grande ville d’à côté.

Les rechercheurs travaillent assidûment à retourver le fil du caractère distinct nos communautés; le gouvernement ne pourra plus nier l’existence de nos communautés historiques.

Il en revient à tous et à chacun de nous d’assurer la pérennité de nos communautés dans le monde contemporain.

Je souhaite que 2019 soit pour nous un appel au renforcement de nos communautés, afin que les Métis retrouvent nos habitudes de partage et d’aide envers notre famille, nos voisins et nos communautés.

Comme La Grenouillière et Batoche nous l’ont montré, lorsque nous défendons nos communautés, nos traditions et notre culture, nous sommes une force indomptable et qui a fait frémir plus d’un gouvernement colonial.

Bonne et heureuse année à tous. J’ai hâte de connaître les succès de notre communauté en 2019!

‘Alternative’ Metis Nation Alert; Frauds exposed from the west to the east

Here’s David Bouchard’s proof. Scrip application proof and all, too. I don’t know who compelled you to this slander, Robyn, or why you enjoy it so much. You were set up.

https://twitter.com/davidbouchard/status/1054950831026593798?s=19

Blog Woman!!! - Life Uncategorized

This is not new news, it has been reported in previous years, but it doesn’t seem to quell the ongoing efforts of those who would take advantage of a history not well known nor those who would reward them in the name of ‘reconciliation’ or any other feel-good motivation.

Although I’m aware of several well-known & award winning Canadians who have been exposed as having usurped Indigenous identity on which to build a career, i.e. Joseph Boyden, I’ve just learned of another, the Order of Canada and several other prestigious awards recipient, David Bouchard.

Bouchard, who claims Metis ancestry, was exposed for using the officially recognized Metis Nation for his own background and gain, after it was discovered he didn’t meet the required ancestral lineage. He responded by creating ‘alternative metis’ groups, which appear to be based in some idea of a pan-Indigenous society. Let’s make it clear, Indigenous nations…

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La réduction de Sillery et le fief Pachirini: premières réserves des autochtones chrétiens

En 1637, des missionaires de la Société de Jésus, les Jésuites, fondent une mission à l’extérieur du village de Kébec. Les Jésuites choisissent un site important aux Premières Nations, connue comme étant Kamisk8a 8angachitla pointe aux anguilles et l’endroit ou aller pêcher (connue aussi comme Sillery).

Initialement, la réduction de Sillery est appelée la mission Saint-Joseph (à ne pas confondre avec son homonyme créé en 1680 au Pays des Illinois). L’objectif est la sédentarisation, la converstion au catholicisme et l’éducation des Premières Nations avoisinantes, soit des Nations Innue, Atikamekw,  Algonquin, la Nation Wendat et même quelques convertis de la Nation des Agniers et Abénakis. En même temps, les unions entre les Nations, incluant les colons, est encouragée par les missionaires, car ce type d’union

obligera tous les sauvages à aymer les François comme leurs frères. Ils nous tesmoignent le souhaiter avec passion, car ilz n’ont jamais plus de contentement de noz discours lors que nous leur promettons que nous prendrons leurs filles en mariage, car après cela ilz nous font mille aplaudissements. Ilz nous disent que quand nous ferons ce mariage, ilz nous tiendront comme de leur nation, considérant la descente et parenté des familles par leurs femmes et non par les hommes, d’autant, disent-ilz, que l’on sçait asseurément quelle est la mère de l’énfant, mais non pas asseurément qui en est le père.

Au début, les Jésuites pensent que

ces mariages ne peuvent produire aucun mauvais inconvénient, car jamais les femmes sauvages ne séduiront leurs maris pour vivre misérables dans les bois, comme font les peuples de la Nouvelle-France et les enfans qui naisteront de ces mariages ne peuvent estre autres que chrestiens, nouris et eslevez parmy les François et dans leur habitation, outre qu’il n’y a pas d’apparence, dans la docilité de ce peuple qui n’est prévenu d’aucune autre religion, que la femme estant mariée ne se laisse facilement résoudre a suivre la religion de son mary dans laquelle, quand elle ne considéreroit que la diversité de la vie, elle goustera une vie des anges auprès de la misère des autres femmes sauvages

Dans la première décennie, on renomma la mission en l’honneur de Noël BRÛLARD de Sillery, un Français devenu Jésuite qui avait donné ses biens pour établir une mission visant l’évangélisation des Premières Nations de la Nouvelle-France. On y bâtit des maisons, une chapelle, un moulin et une enceinte bastionnée.

Grâce au Registre de Sillery, qui contient les mariages et baptêmes, la liste des résidents de 1666 ainsi que l’Aveu et  Dénombrement de 1678, nous pouvons constater les actes des quelques 400 hommes, femmes et enfants qui vivaient à la Mission.

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Le Registre de Sillery reflète bien le rôle «panamérindien» de la mission de Sillery. Des représentants de plusieurs nations y passent ou y séjournent: en plus des Montagnais et des Algonquins du début, il y a des Attikameks, des Hurons, des Nipissiriens, des Abénaquis, des Socoquis, etc., qui viennent s’initier à la foi. La présence ou le séjour à Sillery de grandes figures du monde amérindien comme Noël Negabamat/Tekouerimat, Makheabichigiou, Pigarouich et Tgondatsa, confirment le rôle joué par Sillery dans les relations amérindiennes. Destinée d’abord aux Algonquins et aux Montagnais, Sillery accueille ensuite les Abénaquis, dont la présence est signalée de 1676 à 1688. C’est la période la plus dense du registre pour la fréquence des baptêmes. D’ailleurs, on constate que la plupart des baptêmes d’autochtones conférés à Sillery (1 099 sur 1 716, soit 64%)

À sa naissance l’enfant reçoit un nom amérindien qui lui est propre; au baptême, on lui donne un prénom chrétien. Les Amérindiens n’ont pas de patronymes et il est exceptionnel que l’enfant porte le même nom que son père. Un certain

nombre d’Amérindiens ont hérité de surnoms à la française, indiqués en français dans le texte latin: L’Arquebuze, Le Marchant, Castillon, Compère Colas, le grand Jacques, etc.

A partir de 1687, et pour des raisons non-apparentes, les familles panamérindiennes, maintenant parlant couramment la langue française, quittent Sillery et la mission est abandonnée.

Simultanément, les familles panamérindiennes du défunt Charles PACHIRINI, Sachem du clan Makwag de la Nation WESKARINI (surnommée la Petite Mission), abandonnent le fief Montmagny près de la rivière Tapiskwan, (connue comme le Saint-Maurice) où s’étaient installés ces Sauvages chrétiens.

Trois Rivieres

Dès 1690, on commence à retrouver les familles issues de ces deux emplacements à la Seigneurie de l’île Dupas-et-du-Chicot, que Charles AUBERT de la Chesnaye avait concédé à Louis DANDONNEAU et son beau-frère Jacques BRISSET. L’emplacement, qui consiste d’un réseau d’îles à l’amont du lac Nebesek (connue aussi comme Angoulème et Saint-Pierre), n’avait jamais été habité de façon continue auparavant. L’archipel était un endroit de pêche et de chasse utilisé par plusieurs Premières Nations avoisinantes.

En 1699, les deux endroits se voient enlevés des “Sauvages” et remis aux Jésuites. Le document indique que les “Sauvages” avaient abandonné les emplacements situés près des terres des Jésuites. Le document fût effectué entre Hector de CALLIÈRES et les Jésuites, sans participation ni consentement d’aucun représentant des Premières Nations.

Des recherches plus approfondies doivent avoir lieu afin d’examiner les impacts de ce document sur les revendications territoriales des descendants des Premières Nations qui s’étaient vus abrogés leurs droits à ces territoires.

Sources:

Pierre de SESMAISONS, Raisons qui peuvent induire Sa Saincteté à permettre aux François qui habitent la Nouvelle-France d’espouser dez filles sauvages, quoyque non baptisées ny mesmes encorre beaucoup instruictes à la foy chrestienne [avant 1635] MNFIII

Léo-Paul HÉBERT, Évangéliser les Amérindiens : Le vieux Registre de Sillery (1638-1688) Je me souviens… Numéro 31, automne 1992 URI : id.erudit.org/iderudit/8112ac

Jean COURNOYER, La Mémoire du Québec, de 1534 à nos jours, Stanké 2001

Les Métis de l’Est et le “négationnisme” du professeur Leroux: “Aiabitawisidjik wi mikakik”

Trahir

Par Sébastien Malette, Ph.D., professeur adjoint au Département de droit et d’études juridiques, Université Carleton*

Bois-Brûlés! Sang Mélé!
Mais au fond de ce sang, j’ai des mots sauvages que j’entends encore, et des désirs qui marchent et qui vont bien au-delà de vos clôtures.

Élodie, dans La Dalle-des-Morts de F. A. Savard, 1965

Introduction

Le 27 septembre 2017, le professeur de sociologie Darryl Leroux de l’Université Saint Mary’s a présenté une conférence à l’Université de Montréal, intitulée Le révisionnisme historique et l’autochtonisation : la création des « Métis de l’Est[1] ». Le sujet de sa conférence, en lien avec ses travaux antérieurs, interroge l’existence des Métis des provinces de l’Est du Canada que Leroux accuse de fraude ethnique et d’intentions hostiles envers ce qu’il considère être les « vrais » Autochtones[2]. En résumé, Leroux accuse les Métis des provinces de l’Est du Canada (et du Québec en…

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