“Nous sommes plus forts unis”

Traduction de l’article de mon amie Daphne Williamson, publié un article fort intéressant – sur CBC anglophone: https://bit.ly/2UXY0Je

– y voici la traduction:

《Nous sommes plus forts ensemble》: l’avocat demande la fin de la violence latérale à l’encontre des Métis de l’Est

Daphne Williamson – CBC News

Les victoires de la Cour suprême au sujet des droits des Métis ont influencé une augmentation du nombre d’autochtones s’identifiant, affirment des experts. (Sean Kilpatrick / Presse Canadienne)

En tant que femme autochtone et avocate, la majeure partie de mon travail concerne les personnes et les communautés marginalisées dans le domaine des droits et de l’identité des Autochtones. Je voudrais aborder la violence latérale qui a été perpétrée contre les Métis de l’est au cours des dernières années et mettre les choses au clair quant à la légitimité de leurs revendications.

En termes généraux, les «Métis de l’Est» sont ceux de l’Ontario et de l’Extrême-Orient qui ne sont pas représentés par le Conseil national des métis (CNM), y compris ceux qui partagent la même parenté avec eux, mais dont l’ascendance provient de l’extérieur du «pays métis». C’est un concept intéressant compte tenu du fait que le mot «Métis (sage)» vient de la Nouvelle-Écosse et que, par conséquent, les Métis le sont aussi. Mais c’est le problème.Selon le MNC, les personnes qui ne sont pas représentées par eux ne sont pas de «vrais» Métis et mènent une campagne visant à dénigrer la légitimité des autres identités et communautés métisses au moins ces dernières années.

Il s’agit d’une forme de violence latérale – violence psychologique (ou physique) entre pairs. Lorsque ces pairs sont perçus comme des étrangers ou des adversaires, la violence latérale peut dégénérer en génocide culturel – processus systématique et délibéré consistant à saper, opprimer et, finalement, détruire l’identité culturelle ou le patrimoine d’un peuple, généralement pour des raisons politiques.

Débat sur les médias sociaux

En tant que peuples autochtones, nous connaissons trop bien l’héritage du génocide culturel, de la guerre psychologique et des injustices systémiques omniprésentes qui existent toujours. C’est pourquoi je suis à la fois choqué et attristé lorsque nous nous attaquons, et en particulier lorsque nous ciblons la culture ou l’identité d’un autre.
L’arme officielle de choix est la propagande dérogatoire qui transmet des informations incorrectes, incomplètes ou trompeuses.Des personnes supposément intelligentes acceptent tout ce qui est affiché en ligne comme évangile. Les universitaires se joignent à la mêlée. Les médias sociaux sont en flammes. Les insultes abondent. Les peuples autochtones sont scandalisés par les allégations d’intention de s’approprier la culture et les terres.

Pourquoi? Parce que les universitaires qui défendent les intérêts du MNC perpétuent cette propagande. Ils affirment que leurs recherches ont révélé que les Métis de l’Est s’appropriaient frauduleusement l’identité des «Métis» (sur laquelle le MNC revendique la propriété) pour usurper l’identité et les droits des peuples autochtones. Mais, ces universitaires n’ont pas demandé le consentement ou la participation des communautés étudiées. Pire encore, ils rejettent catégoriquement les recherches effectuées par des chercheurs des communautés ou ayant des liens ancestraux, malgré le fait qu’elles reposent sur des volumes de données historiques, des histoires orales et des connaissances de la communauté.

Acadien Métis

Personnellement, je travaille en étroite collaboration avec plusieurs communautés métisses acadiennes de la Nouvelle-Écosse, mais uniquement avec celles que j’ai pu vérifier comme pouvant soutenir leurs revendications autochtones en se fondant sur des générations d’ascendance métisse acadienne. Ce ne sont pas seulement des gens qui ont un mélange de lignées acadiennes et mi’kmaw ou qui ont un ancêtre autochtone éloigné, mais ceux qui se sont toujours reconnus métis acadiens et qui ont élevé des générations d’enfants de cette façon. Ces personnes ont leur propre identité, leur histoire, leur culture, leur langue et leurs communautés de parenté qui ont survécu à la persécution historique, distincte de celle revendiquée par le Conseil national des Métis, tout en restant légitime.De plus, je suis assez confiant que, le moment venu, il existe des preuves plus que suffisantes pour satisfaire au critère de Powley selon lequel «on s’identifiait soi-même, on acceptait la communauté et un lien avec une communauté métisse historique et contemporaine».

onsirs: Powley ne nécessite pas d’homogénéité. La Cour a reconnu que les communautés métisses peuvent se développer et évoluer différemment en fonction de l’influence de facteurs sociaux, historiques, politiques et géographiques. La cour a également déclaré que les notions (arbitraires et racistes) de «quantum de sang» et de seuils générationnels ne s’appliquent pas aux Métis. Chaque communauté est unique. Et, aussi longtemps qu’ils peuvent avoir la preuve de leurs prétentions, pas moins légitimes qu’un autre.
Autrement dit, le RNM ne «possède» pas l’identité métisse, pas plus que toute communauté ne possède l’identité «autochtone». Aucune Première nation après le contact ne peut nier qu’elle a des relations avec les Métis. Ce sont des positions politiques qui ignorent les systèmes traditionnels de parenté qui ont créé et perpétué nos communautés, maintenu la paix et assuré notre survie en tant que peuple autochtone.Personnellement, j’encourage vivement le retour aux méthodes traditionnelles car nous sommes plus forts ensemble. Nous ne demanderons jamais au gouvernement de rendre des comptes si nous jouons avec la mentalité coloniale et luttons entre nous.
Entre-temps, pourquoi tout ce bruit sur les Métis de l’est? Parce qu’ils s’organisent bien.Ils ont des volumes de preuves. Ils se soutiennent. Ils deviennent plus forts. Et cela les rend une menace – non seulement pour le MNC, mais aussi pour le gouvernement.
Cette colonne fait partie de la section Opinion de la CBC. Pour plus d’informations sur cette section, veuillez lire le blog de cet éditeur et notre FAQ .

A PROPOS DE L’AUTEUR

Daphne Williamson

Daphne Williamson est une avocate de Wampanoag en Nouvelle-Écosse qui travaille avec des Autochtones marginalisés sur des questions relatives aux droits et à l’identité.

Advertisements

Métis Nation Colonizers

So we spent multiple generations and gathered from everywhere all the names we were known to call ourselves and how other people referred to us.

We then looked for all the research to prove that all these names meant we were not First Nations but were tied by kinship with the Original People.

We chose one name – Métis – that represented us all and had that name recognized by the government and included in the Constitutional Act.

Then, one group, representing a small portion within a delimited geographic area, took all the government money. They use it to campaign against people who shared everything: the names we call ourselves, the research to prove those names and the success in the recognition of the name.

That group trademarked the name Métis and also kept all the other names we called ourselves.

They tell you it’s about White people appropriating Indigenous identity.

This slideshow requires JavaScript.

It’s not.

This group, and EVERY SINGLE OF ITS MEMBERS are now Colonizers. Anyone who participates, promotes, supports their actions are COLONIZERS.

Liens entre les communautés de la Chicot et du Nipissing-Ouest: “li Mitifs sont tissés serrés comme la Flechée”

click here for English

Jusqu’à la guerre mondiale, les gens qui quittaient les communautés étaient des êtres d’exception. Les gens ont développé des racines profondes dans leur communauté; dans le cas des communautés métisses, ces racines étaient profondes même avant l’arrivée des colons européens.

Les Voyageurs, eh bien, ça voyageait – et pourtant, comme nous l’avons vu dans les registres, ils sont revenus, ils ont gardé des liens avec leurs parenté et leurs communautés. Ces liens entre communautés ont survécu à travers de nombreuses générations, malgré les difficultés de communication entre elles. Le service postal était une bouée de sauvetage entre parents et amis. Beaucoup de pintes de sirop d’érable se sont dirigées vers l’ouest, tandis que beaucoup de pemmican aux amélanches se dirigeaient vers l’est.

Les surnoms, les histoires, les chansons et les contes rappelaient notre parenté; au fil du temps, tout a été embelli et exagéré afin que l’auditeur reste captivé et pour que l’histoire soit transmise à la génération suivante. Cependant, les contes sont restés suffisamment vrais pour que si vous rencontriez le sujet en question, vous les reconnaissiez instantanément et vous sentiez comme si vous les connaissiez depuis toujours.

Au début des années quatre-vingt, ce qui coïncide avec le début des technologies modernes, la plupart des vieux habitants de nos communautés, qui étaient les conteurs et les porteurs de traditon nous avaient quittés. À mesure que le temps passait, les histoires devenaient de plus en plus douteuses et les technologies modernes faisaient penser qu’il aurait été impossible de rester connectés. Curieusement, avant la technologie, nous n’avions aucun moyen de vérifier les histoires orales – nous savions pourtant qu’elles étaient vraies. Aujourd’hui, nous sommes programmés pour tout voir à travers la lentille de fake news.

Cela me passionne toujours lorsque quelqu’un que je ne connais pas personnellement, mais avec qui je partage de nombreux liens de parenté, partage des histoires que nous avons toutes deux entendues de sources différentes et pourtant communes.

Voici un cas. Cette photo et cette histoire ont été publiées par Mme Viviane Roberge, qui tient une page Facebook merveilleuse sur les événements passés et présents de la ville de St-Gabriel de Brandon, où je suis née.

La plupart de ces noms me sont très familiers: bien qu’elles ne soient pas des ancêtres directs, Celina Corriveau et Calixte Courchesne sont les grands-parents de mon oncle, Rolland Desrochers. Nous sommes liés par son épouse, ma tante Jeanne Mathews.
J’ai eu le plaisir de passer beaucoup de vacances d’été avec tante Jeanne et oncle Rolland. Bien qu’ils soient déménagés en Floride dans les années 50 ou 60, ils revenaient presque chaque été et restaient chez mon grand-père pendant qu’ils rendaient visite à leurs familles respectives. Le frère de l’oncle Rolland était propriétaire du garage en ville et la famille tenait un hôtel et étaient des commerçants réputés.

La famille de l’oncle Rolland était composée de voyageurs chevronnés. Comme beaucoup de familles de notre communauté, elles étaient allées dans de nombreux endroits, comme les Voyageurs que nos ancêtres étaient. Oncle Rolland nous a régalé d’histoires de cousins qu’ils auraient rencontrés au cours de leurs nombreux voyages dans une succession de maisons de rêve sur roues.

Le grand-père de l’oncle Rolland, Calixte Courchene, avait quitté St-Gabriel de Brandon à plusieurs reprises, allant aussi loin au sud que Lowell, dans le Massachusetts, avant de s’enraciner avec ses plus jeunes enfants à l’ouest dans la ville de Lavigne, au Témiscamingue, où Calixte y décède en 1940.

Son fils Télesphore s’est bien assuré que les six épouses soient nommées à l’acte de sépulture.

De son union avec sa deuxième épouse, Marie Louise Allard, naquit Télesphore à St-Gabriel de Brandon en 1897.

Télesphore a épousé Marie Anne Aubin en 1920. Il est toujours reconnu comme Porteur de Traditions par le Centre franco-ontarien de folklore: https://www.cfof.on.ca/porteurs-de-tradition.

Un fils, Narcisse, suivit les traces de son père et est devenu Porteur de Traditions pour la région. Il a publié plus d’une douzaine de livres sur la région du Nipissing Ouest et est également co-fondateur de la Société d’histoire et de généalogie de la région de Sudbury. Devenu un expert dans ce domaine, il a aidé plusieurs membres de sa communauté à produire leur arbre généalogique et à obtenir leur carte de Métis.

BIOGRAPHE DE NARCISSE COURCHESNE

Jusqu’à ce que Mme Viviane Roberge ait postée dans son groupe St-Gabriel de Brandon, d’une génération à l’autre, je n’avais aucune idée du nom de ce Porteur de Traditions, mais j’avais entendu parler du cousin de l’oncle Rolland qui avait même fait le voyage en terre natale de son père au long de la rivière Chicot.

J’aurais aimé savoir cela lorsque j’ai eu le privilège absolu de visiter la région à l’invitation des députés Paul Lefebvre du comté de Sudbury et Marc Serré du comté de Nickel Belt à l’été 2017!

Rencontre de citoyens Métis concernés et de la Fédération Métisse du Canada en août 2017. De gauche à droite: Robert Pilon, Métis de la Saskatchewan, président; Johanne Brissette, Métis de la rivière Chicot, trésorier; Dr. Keen Savard, Métis de la rivière aux Français, consultant; Marc Serré, député de Sudbury et Paul Lefebvre, député de Nickel Belt

Si vous êtes lié à Calixte, Télesphore et Narcisse et que vous souhaitez discuter de nos communautés historiques, envoyez-moi un message!

Community connections between the Chicot and West Nipissing: “li Mitifs sont tissés serrés comme la Fléchée”

Up until the World Wars, people who left communities were oddities. People grew deep roots in their community; in the case of Métis communities, these roots even predate the arrival of European Settlers.

Voyageurs, well, were travelers – yet as we’ve seen in records, they came back, they kept ties with their kin and their communities. These connections survived through many generations, despite the difficulties in communication. The postal service was a lifeline between kin. Many pints of maple syrup made their way West while lots of Serviceberry Pellican (how us kids called Pemmican) made its way East.

Kin were remembered by nicknames, stories, songs and tall tales; as time passed, everything was embellished and exaggerated to keep the listener enthralled and ensure the story was passed down to the next generation. Yet, the tales stayed true enough that if you did meet the subject in question, you instantly recognized them and felt like you’d known them forever.

By the early eighties, which coincides when the beginning of modern technologies, most of our town folk who were the storytellers had left us. As time passed, the stories became more and more doubted and modern day amenities made the idea that it was possible to keep connected became seen as ludicrous. Funnily enough, before technology, we had no way of verifying these stories – yet we knew them to be true. Today, we’re programmed to see everything through the fake news lens.

It always give me a thrill me when someone who I don’t know personally, but with whom I share many kinship connections, shares stories we’ve both heard from different yet common sources.

Here is one case. This picture and story was posted by Mrs Viviane Roberge, who maintains a wonderful Facebook page about events past and present of the town of St-Gabriel de Brandon, where I was born.

Most of these names are all very familiar to me: although not direct ancestors, Celina Corriveau and Calixte Courchesne are the grandparents of my uncle, Rolland Desrochers. We are related through his wife, my aunt Jeanne Mathews.

I had the pleasure of spending many of Summer vacations with Aunt Jeanne and Uncle Rolland. Although they had moved down to Florida back in the 50s or 60s, they came back almost every Summer and stayed with my grandfather while they visited with their respective families. Uncle Rolland’s brother owned the garage in town and the family was well-known hotel and shopkeepers.Uncle Rolland’s family were seasoned travelers. Like many families from our community, they had been to many places, like the Voyageurs our ancestors all were. Uncle Rolland regaled us with stories of cousins they’d meet during their many travels in a succession of fancy home on wheels.Uncle Rolland’s grandfather Calixte Courchene had left St-Gabriel de Brandon several times, going as far South as Lowell, Massachusetts before setting roots West in the Temiskaming town of Lavigne, where Calixte passed away in 1940. His son Télesphore made sure that all of Calixte’s six wives were named in his burial record.CalisteCourchesnesepulcre

Télesphore Courchesne war born in St-Gabriel de Brandon in 1897, of Calixte’s second wife, Marie Louise Allard:telesphorecourchesnebirth

Telesphore Courchesne

telesphorecourchesneetmarieanneaubin

Télesphore married Marie Anne Aubin in 1920. Himself recognized as a Knowledge Keeper by the Centre franco-ontarien de folklore: https://www.cfof.on.ca/porteurs-de-tradition.One son, Narcisse, followed his father’s footsteps and became the region’s Knowledge Keeper. He published over a dozen books on the region of West Nipissing and is also co-founder of the Sudbury Area History and Genealogy Society. Having become an expert in this field, he helped several members of his community produce their family trees and obtain their Métis cards.

Narcisse Courchesne

     Until Mrs. Viviane Roberge posted in her group St-Gabriel de Brandon, d’une génération à l’autre, I had no idea of this Knowledge Keeper’s name, but I had heard stories of Uncle Rolland’s cousin who even made the trip all the way back to the Chicot to visit his father’s birthplace.I wish I knew this when I had the absolute privilege to visit the area at the invitation of members of Parliament Marc Serré of the riding of Sudbury and Paul Lefebvre of the riding of Nickel Belt back in the Summer of 2017!

mfc visit sudbury nickel belt 2017
Gathering of concerned MNO citizens and the Metis Federation of Canada, August 2017 from left: Robert Pilon, Saskatchewan Métis, President Johanne Brissette, Chicot river Métis, Treasurer Dr. Keen Savard, French river Métis, Consultant Marc Serré, MP for Sudbury Paul Lefebvre, MP for Nickel Belt

If you are related to Calixte, Télesphore and Narcisse and would like to chat about our communities, please drop me a line!

 

2019 Wishes

Everyone seems to want to follow territorial borders drawn by White people to establish their associations.

Everyone wants to see big and get together by country or by province or by administrative region.

Yet, for any community to be considered a “historic rights bearing community”, it must be proven that a number of people with mixed Indian and European or Inuit and European ancestry

✔ formed a group with a distinctive collective identity;
✔would live together in the same region and
✔ shared a common way of life.In trying to see too big, we miss these essential criteria.

In trying to see too big, we are missing these essential criteria.

Meanwhile, our communities are suffering in the same way we lost our town stores for the benefit of some super mall in a big town.

The government can no longer deny the existence of our historic communities; it will turn its focus on whether or not these communities still exist in the contemporary world.

I wish 2019 is for us a call to strengthen our communities, for Metis to return to our Indigenous ways of sharing and helping our family, our neighbors and our communities.

As La Grenouillière and Batoche have shown us, when we defend our communities, our traditions and our culture, we are a force to be reckoned with.

Happy, Healthy New Year to all. I look forward to hearing about your community’s successes in 2019.

Mes Voeux pour 2019

Tout le monde semble vouloir suivre des frontières territoriales établies par les Blancs pour établir leurs associations.

Tout le monde veut voir grand et se réunir par pays ou par province ou par région administrative.

Cependant, pour qu’une collectivité puisse être considérée comme une « communauté historique titulaire de droits », il doit être prouvé qu’un certain nombre de personnes ayant une ascendance mixte indienne et européenne ou inuit et européenne :

formaient un groupe ayant une identité collective distinctive;

vivaient ensemble dans la même région;

partageaient un mode de vie commun.

En essayant de voir trop grand, nous avons manqué ces critères essentiels.

Pendant ce temps, nos communautés souffrent de la même manière que nous avons perdu nos magasins du village au profit d’un super centre commercial dans la grande ville d’à côté.

Les rechercheurs travaillent assidûment à retourver le fil du caractère distinct nos communautés; le gouvernement ne pourra plus nier l’existence de nos communautés historiques.

Il en revient à tous et à chacun de nous d’assurer la pérennité de nos communautés dans le monde contemporain.

Je souhaite que 2019 soit pour nous un appel au renforcement de nos communautés, afin que les Métis retrouvent nos habitudes de partage et d’aide envers notre famille, nos voisins et nos communautés.

Comme La Grenouillière et Batoche nous l’ont montré, lorsque nous défendons nos communautés, nos traditions et notre culture, nous sommes une force indomptable et qui a fait frémir plus d’un gouvernement colonial.

Bonne et heureuse année à tous. J’ai hâte de connaître les succès de notre communauté en 2019!

Baptêmes MITIF & MITIVE Baptisms

 

d13p_012708912167338949625794636.jpg
MARIE JOSEPH MITIVE  le quatre avril mil sept cent quatre vingt trois par moy, prêtre soussigné de l’agrément de monsieur le curé a été baptisée Marie Joseph, née aux pays d’en haut de père français et de mère Sauvagesse agée de onze ans et trois mois, présentée par le Sr Charles L’AVOINE CHEVALIER. Le parrain a été Mr. Henry Nicolas CATIN, curé de St-Cuthbert et la marraine a été Marie Joseph DÉNOMMÉE femme d’Étienne FRAPPIER qui a declaré ne savoir signer ainsi que le dit Charles L’AVOINE de ce requis.
the year 1860, september 7th by me, undersigned priest was baptized Michel, aged four years and three weeks and born in the Upper Country, of Michel Belhumeur Voyageur currently in this parish who presented himself and a mitive. The godfather Pierre Martin signed. The godmother Thérèse Charron -Payet declared not to be able to sign as well as the father of this (?) Pouget
MICHEL BELHUMEUR L’an mille huit cent six, le sept septembre par moi, prêtre soussigné a été baptisé Michel, agé de quatre ans et trois semaines et né aux paix d’en Haut de Michel BELHUMEUR Voyageur actuellement en cette paroisse qui a présenté lui-même et d’une mitive. Le parrain Pierre Martin a signé. La marraine Thérèse Charron -Payet a declaré ne savoir signer ainsi que le père de ce (?) Pouget

 

nineteen October, one thousand seven hundred and seventy-nine by the undersigned priest, was baptized Marie-Angélique, three years old, mitive belonging to Louis GUIBEAU, son. The godfather was Antoine Guibeau and the godmother Guibeau who said they did not know what to sign. Pouget ptre
MARIE-ANGÉLIQUE MITIVE Le dix-neuf octobre mil sept-cent soixante dix neuf par moy prêtre soussigné a été baptisé Marie-Angélique agée de trois ans, mitive appartenant à Louis GUIBEAU fils. Le parrain a été Antoine Guibeau et la marraine Guibeau qui ont déclaré ne savoir signe de ce requis. Pouget ptre
On February 4th, one thousand seven hundred and eighty-two by the undersigned priest was baptized CHARLOTTE MITIVE, aged about eight years, belonging to Charles LAVOINE dit CHEVALIER. The godfather was Jean-Baptiste COUTU and the godmother Marguerite LAVOINE dit CHEVALIER wife of Jacques LESAGE who declared not knowing how to sign this required. Pouget ptre
CHARLOTTE MITIVE Le quatre février mil sept cent quatre-vingt deux par moy prêtre soussigné a été baptisée CHARLOTTE MITIVE agée d’environ huit ans appartenant à Charles LAVOINE dit CHEVALIER. Le parrain a été Jean-Baptiste COUTU et la marraine Marguerite LAVOINE dit CHEVALIER femme de Jacques LESAGE qui ont déclaré ne savoir signer de ce requis. Pouget ptre
On September 29, one thousand seven hundred and eighty-two by the undersigned priest was baptized LOUIS MITIF born in the Pays d'en Haut, aged three years owned by Louis THIVIERGE the godfather was Antoine CARDRON dit ST-PIERRE and the godmother Marguerite VAUDRY woman of Pierre ETHIER who declared not to know signed of this required - Pouget ptre
LOUIS MITIF Le vingt-neuf septembre mil sept cent quatre vingt-deux par moy prêtre soussigné a été baptisé LOUIS MITIF né au Pays d’en Haut, agé de trois ans appartenant à Louis THIVIERGE le parrain a été Antoine CARDRON dit ST-PIERRE et la marraine Marguerite VAUDRY femme de Pierre ETHIER qui ont déclaré ne savoir signé de ce requis – Pouget ptre
The third of October, one thousand seven hundred and eighty-four by the undersigned priest, was christened NICOLAS, born in the upper country of a CANADIAN father and mother SAUVAGESSE belonging to NICOLAS MONTOUR resident in the said upper country, already three years old and presented by Joseph FAGNAN the godfather was Antoine DÉSROSIERS and the godmother Elizabeth PAGÉ who with the presenting declared not knowing to sign this (?).
NICOLAS MITIF MONTOUR Le trois octobre mil sept-cent quatre vingt quatre par moy prêtre soussigné a été baptisé NICOLAS, né aux pays d’en haut de père CANADIEN et de mère SAUVAGESSE appartenant à NICOLAS MONTOUR résident aux dits lieux d’en haut, déjà agé de trois ans et présenté par Joseph FAGNAN le parrain a été Antoine DÉSROSIERS et la marraine Elizabeth PAGÉ qui on avec le présentant déclaré ne savoir signer de ce (?enquis).
Studio_20181127_112522
GUILLAUME MITIF L’an mil huit cent sept le quatre octobre par moi prêtre soussigné a été baptisé GUILLAUME agé de six ans né aux pays d’en haut et présenté par Pierre MAILLOUX au nom de JEAN MCGILIVRAY. Le parrain Joseph BONDY écuyer et la marraine Marie Stuar Mcferlan ont signé et le présentateur
The year 1832, the tenth of August, by I, the undersigned priest, was a Baptist, about twelve years old, born in the upper country of Antoine COLIN and a SAUVAGESSE, presented by Joseph Ambroise Olivier, farmer of this parish to whom Colin said it entrusted him for his Christian education. His godfather Pierre OLIVIER could not sign. The godmother Rosalie DEROSIER wife of the aforementioned Joseph Ambroise OLIVIER to sign with him * baptized Jean;
JEAN-BAPTISTE MITIF L’an mil huit cent-six le dix aoust par moi prêtre soussigné a été *baptiste agé d’environ douze ans né aux pays d’en haut d’Antoine COLIN et d’une SAUVAGESSE, présenté par Joseph Ambroise Olivier, cultivateur de cette paroisse a qui le dit Colin l’a confié pour son éducation chrétienne. Son parrain Pierre OLIVIER n’a pu signer. La marraine Rosalie DEROSIER épouse du susdit Joseph Ambroise OLIVIER a signer avec lui *baptisé Jean;
MAXIME MITIF
MAXIME MITIF L’an mil huit cent sept le quatre décembre par moi prêtre soussigné a été baptisé Maxime agé de quatorze ans, né aux pays d’en haud de père CANADIEN et de mère SAUVAGESSE, présenté par Alexis PIET au nom de Louis DUCHÊNE dit LAPRAIRIE. Le parrain Augustin COTTIN et la marraine Marie-Joseph PARENT épouse du dit Cottin ont signé.
PIERRE MITIF
PIERRE MITIF L’an mil huit cent sept le trois novembre par moi prêtre soussigné a été baptisé PIERRE agé de douze ans né aux pays d’en haut d’un père EUROPÉEN et d’une mère SAUVAGESSE, présenté par PIERRE MAILLOUX marchand Voyageur au nom de WILLIAM MCGILIVRAIE (Hgt?) Le parrain CHARLES PIET n’a su signer; la marraine MARIE ANNE HUBARDEAU GRENET a signé avec le présentateur.
ANTOINE, MARIE-JOSEPH ET ROSALIE MITIFS
ANTOINE, MARIE-JOSEPH, ROSALIE MITIFS L’an mil huit cent huit le vingt-deux octobre par moi, prêtre soussigné ont été baptisés ANTOINE, agé de six ans, MARIE-JOSEPH, agée de deux ans et ROSALIE, agée d’un an, nés aux pays d’en haut de père CANADIEN et de mère SAUVAGE, présentés par François MORIN de cette paroisse arrivant des pays susdits. Le parrain et la marraine du garçon ont été AMABLE CHARON et GENEVIÊVE COTTIN PIET, laquelle a signée; ceux de MARIE-JOSEPH ont été ANTOINE MATTHE et THÉRÊSE ROBILLARD MATTHE qui n’on su signer ainsi que PIERRE GALLIEN (sp?) et MARIE-JOSEPH LEBLANC, parrain et marraine de ROSALIE et le présenteur de ceux-ci
JEAN-BAPTISTE MITIF
JEAN-BAPTISTE MITIF L’an mil huit cent huit le vingt-neuf février moi prêtre soussigné a été baptisé JEAN-BAPTISTE, agé de douze ans né aux pays d’en haut d’un père CANADIEN et d’une mère SAUVAGESSE, présenté par FRANÇOIS MANDEVILLE. Le parrain AMABLE CHARRON et la marraine MARIE-JOSEPH LAURENCE ENAUD ont déclaré ne savoir écrire.
ANNE-LOUISE MITIVE
ANNE-LOUISE MITIVE L’an mil huit cent neuf le vingt huit novembre par moi, prêtre soussigné a été baptisée ANNE-LOUISE agée de six ans née aux pays d’en haut de père CANADIEN et mère SAUVAGESSE présenté ici par Jean-Baptiste FALARDEAU qui ne sait écrire. Le parrain Louis Marie OLIVIER écuyer et la marraine Marie-Anne FALARDEAU qui ont signé.
JEAN-BAPTISTE MITIF
JEAN-BAPTISTE MITIF L’an mil huit cent onze le trente septembre par moi prêtre soussigné a été baptisé JEAN-BAPTISTE agé de trois ans né aux pays d’en haut de père CANADIEN et mère SAUVAGE, présenté par Jean-Baptiste DUBORD dit LATOURELLE. Le parrain Joseph DUBORD et la marraine Marie-Angélique GILBERT ont déclaré ne savoir écrire, ainsi que le présentateur
ANNE MITIVE, SUSANNE MITIVE, MAGDELEINE MITIVE
ANNE MITIVE ANGLO-CANADIENNE SAUVAGE L’an mil sept cent quatorze le vingt six juillet je soussigné prêtre ay supplie les cérémonies du baptême à une fille imbécile agée de dix ans, l’ayant ondoyé à la maison en danger de mort. Elle est née aux pays d’en haut de père ANGLO-CANADIEN et de mère SAUVAGE. Elle a été nommée ANNE par mtre Jean-Baptiste MCBEAN notaire public et GENEVIEVE PAPIN YZERHOFF ses parrain et marraine qui ont signé. SUSANNE MITIVE L’an mil huit cent quatorze le vingt six juillet par moi prêtre soussigné a été baptisée SUSANNE MATHILDE agée de huit ans née aux pays d’en haut de père ANGLO-CANADIEN et de mère SAUVAGE. Le parrain Louis Joseph GAUTHIER et la marraine FRANCOISE BERGEVIN DELIGNY ont signé. MAGDELEINE MITIVE L’an mil huit cent quatorze le vingt six juillet par moi prêtre soussigné a été baptisée MAGDELEINE agée de cinq ans née aux pays d’en haut de père ANGLO-CANADIEN et de mère SAUVAGE le parrain François KNAIGT et la marraine Marie Charles MCKAYE-JACQUES ont signé.

 

ANGELIQUE MITIVE
ANGELIQUE MITIVE L’an mil huit cent quinze le seize octobre par moi prêtre soussigné a été baptisée MARIE-ANGÉLIQUE agée de cinq ans née aux pays d’en haut et présentée par Louis FALARDEAU. Le parrain Jean-Baptiste FALARDEAU et la marraine Claire PETIT-SAVIGNAC ont déclaré ne savoir écrire ainsi que le présentateur de se enquis.
ALEXIS MITIF GENEVIEVE MITIVE
ALEXIS MITIF MCKAY Le trente et un juillet mil sept cent quatre vingt six par moy prêtre soussigné a été baptisé ALEXIS MITIF présenté par Ignace MCKAYE Voyageur qui le reconnait pour sien. Le parrain a été Jean-Baptiste PIET qui a déclaré ne savoir signer et la marraine Marguerite FORTIN femme de Joseph LECLAIR qui a signé avec le père. GENEVIEVE MITIVE MCKAYE Le trente et un juillet mil sept cent quatre vingt six par moy prêtre soussigné a été baptisé GENEVIÈVE agée de trois ans et cinq mois MITIVE présentée par Ignace MCKAYE Voyageur qui la reconnait pour la sienne. Le parraine a été Prisc (?) FERLAND et la marraine Marie-Joseph DUBORD femme de Pierre DOSTALAIRE qui ont signé avec le père.

MARIE HENRY MITIVE
L’an mil huit cent quinze le trente septembre par moi prêtre soussigné a été baptisée MARIE HENRY née aux pays d’en haut de père CANADIEN et de mère SAUVAGE au rapport de François PIET habitant de MASKINONGÉ et présentée par lui. Le Parrain Augustin NAUD et la marraine (?) GERMAIN ont déclaré ne savoir écrire ainsi que le présentateur.

‘Alternative’ Metis Nation Alert; Frauds exposed from the west to the east

Here’s David Bouchard’s proof. Scrip application proof and all, too. I don’t know who compelled you to this slander, Robyn, or why you enjoy it so much. You were set up.

https://twitter.com/davidbouchard/status/1054950831026593798?s=19

Blog Woman!!! - Life Uncategorized

This is not new news, it has been reported in previous years, but it doesn’t seem to quell the ongoing efforts of those who would take advantage of a history not well known nor those who would reward them in the name of ‘reconciliation’ or any other feel-good motivation.

Although I’m aware of several well-known & award winning Canadians who have been exposed as having usurped Indigenous identity on which to build a career, i.e. Joseph Boyden, I’ve just learned of another, the Order of Canada and several other prestigious awards recipient, David Bouchard.

Bouchard, who claims Metis ancestry, was exposed for using the officially recognized Metis Nation for his own background and gain, after it was discovered he didn’t meet the required ancestral lineage. He responded by creating ‘alternative metis’ groups, which appear to be based in some idea of a pan-Indigenous society. Let’s make it clear, Indigenous nations…

View original post 512 more words

White people: stop defining us and defiling our symbolism.

I first saw this picture last week. Several people alerted me to this image. The graphic rates well for shock effect. It was published to accompany an article published in the September edition of Maisonneuve magazine, to go along with Halifax’s Saint-Mary University professor Darryl Leroux’s article “Self-Made Métis,” in which he writes how tens of thousands of Canadians have begun calling themselves Métis, and now they’re trying to get the courts to agree. 

I can’t tell you who the artist is or whether s.he is Indigenous. It’s obvious that whoever made this drawing knows something about Indigenous symbolism and was going for a shock factor.

Everyone should be concerned about this image.

Who might fit a stereotypical image of the Noble Indian?

Before you continue reading, stop. Ask yourself if your grandchildren’s grandchildren would loose claim to your Nation, to your community, based on how s.he may physically appear on the outside.

The drawing is being used as a commentary on identity politics between First Nations without status and Métis from outside the branded Métis “Nation” (a specific geographic area that excludes parts of BC and Ontario, as well as all of the NWT, Quebec, Nova Scotia and New Brunswick.)

Let’s face facts:

This picture is violent in nature. It’s blasphemous. It’s full of imagery and innuendos intended to send a clear message of segregation. The image clearly mirrors disrespect for Indigenous symbolism by way of poking fun of sacred objects such as the Medicine Wheel and traditional Regalia. It uses the stereotype of a Caucasian, Aryan-looking male desecrating the Peaked Hood  worn as part of the women of the Wabanaki Confederacy Regalia.

Studio_20180920_103756

Traditionally embroidered with beaded swirls, the Peaked Hood is sacred to the woman of the Confederacy. In this case, a Christian crucifix that looks like a Nazi cross replaces the bottom embroidery.

The Peaked Hood is placed on top of a camouflage-coloured baseball cap that would somehow imply that everybody seeking to assert Indigenous identity is doing so for hunting privileges.

Studio_20180920_103457

Along with the rappala fishing lure that misappropriates the use of the Sacred Medicine Wheel, while featuring colours of the four directions in wrong order, the graphic seeks to reaffirm the trope that Indigenous Peoples get free, unlimited money and harvesting rights in Canada.

The Fleurs de Lys: an image associated with the French-Indian war, a symbol used by Louis Riel’s provisional government. The Fleur de Lys was a symbol of resistance to the Hudson Bay Company and to British colonization.

Studio_20180920_105951

In what should be seriously examined as an affront to all Métis, the artist misuses the Fleurs de Lys, a symbol close to the heart of every Métis with French ancestry as well as every First Nation  who held alliances with France.

S.he makes it about how Québécois identity is not compatible with Indigenous identity and reduces the history of Indigenous Peoples to British colonial rule.

Last but not least, the red nose. Symbolism of the drunk native. Reducing to a stereotype the blood quantum theory at the basis of the Indian act.

Studio_20180921_122252

One can assume the image content displays that whatever DNA is left in a mixed-blood native individual is a genetic leftover of generational alcohol dependency. The drunken Indian stereotype, one of the most harmful discriminatory tropes associated with First Nations, Inuit and Métis Peoples, seemingly is what remains during Whitewashing, all cultural traits diminish and are lost yet only the worst stereotype remains, carrying forward to future generations.

I’m sure I’m missing a few more imageries in this egregious art piece. I’ve relied on the keen eye of a few Métis and First Nation artists (who wish to remain anonymous).

Readers may or may not agree on the definitions of Indigenous identity.  These are important, crucial discussions that should not be influenced by White academia, in my opinion, no more than the criteria that states community acceptance be dictated by its Own People and not by the Settler’s governments.

We owe it to ourselves to speak out. We need to do it for our grandchildren’s grandchildren; those not yet born, for whom we hold land, traditions and culture.

The image has been made public and no copyright infringement is intended during this artistic critique and study of this work.