Nicholas Montour: Premier député autochtone du Québec

L’assemblée nationale du Québec se doit de modifier sa description du premier représentant autochtone, Nicholas Montour:

Ils ont blanchi son identité.

Nicholas est le fils de Sarah (Sally) Ainse, diplomate de la Nation Oneida, et de Sattellihu Andrew Montour, un interprète et négociateur important en Virginie et en Pennsylvanie.

Les arrière-grands-parents de Nicholas Montour étaient Marie Mite8agami8k8e de la Nation Algonquine et Pierre Couc, de la petite mission au fief Pachirini Trois-Rivières.

Cet homme autochtone, décrit dans son temps comme étant Métis, a fait fortune dans la traite de la fourrure et fût un des actionnaires de la Compagnie du Nord-Ouest.

80 ans après que la petite mission accordée au Sachem Pachirini de la Nation Algonquine a été retirée des autochtones, Nicholas a choisi utiliser sa fortune afin d’acheter une seigneurie à la Pointe du Lac, près des Trois-Rivières, où il a bâti des maisons, “à ses dépens et sur un terrain à lui appartenant, pour y réfugier des Sauvages errants et vagabonds” (HISTOIRE DE LA PAROISSE D’YAMACHICHE (PRÉCIS HISTORIQUE) — PAR — L’ABBE N. CARON PRÊTRE, CHANOINE, CURÉ DE MASKINONGÉ, 1892.

Nicolas fût juge de paix et député pour le grand comté de Saint-Maurice, qui à l’époque couvrait le territoire entier de Berthierville jusqu’à Batiscan.

La famille Montour demeura responsables de leurs censitaires jusqu’à l’abolition du régime seigneurial en 1855.

L’assemblée nationale du Québec se doit de modifier la description de ce Grand Homme afin de célébrer l’identité du tout premier député autochtone du Québec.

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A brief story of Élisabeth Couc, who became known as Isabelle Montour.

Translated from an article entitled “De remarquables oubliés – Isabelle Montour“, published by Radio-Canada in November 22, 2016.

A woman of rare intelligence and great beauty, Isabelle Montour is a prominent figure in the young history of the United States.

Élisabeth Couc was born in 1667 at the fiefdom of Algonquin Sachem Pachirini in Trois-Rivières. Her mother Marie Mite8ameg8k8e is Algonquin. Her father, Pierre Couc, from Cognac, is one of the first settlers.

In 1676, the family moved to Saint-François, on the other side of the river from Trois-Rivières. In 1679, Jeanne, the eldest child, was raped and killed by a man called Rattier, an employee of Lord Jean Crevier.

This tragedy illustrates the Settler’s disregard for the Métis. Elizabeth is 12 years old and she will never forget the incident.

From Couc to Montour

It is Elizabeth’s brother, Louis, who adopts the name of Montour when baptizing his children. In 1687, Elizabeth became Isabelle and she married Joachim Germaneau, a much older coureur des bois. Her sisters also marry coureurs des bois. The men know each other and do business together.

A desired woman

In 1692, Isabelle Germaneau and her two sisters moved to the Michillimackinac area, the strategic post between Lake Huron and Lake Erie, then ruled by Lamothe-Cadillac. In 1693, Isabelle’s husband disappears in the woods: she is widowed at 26 years old. Isabelle is very beautiful and leads a libertine life. Lamothe-Cadillac had her arrested and returned to Quebec.

A sparkle

In Quebec, Isabelle Montour is kidnapped by an Indian chief Ottawa, Outoutagan, a very handsome man, who brings her back to Michilimackinac. They marry. It is from this moment, in 1697, that Isabelle becomes an interpreter: she speaks Algonquin, Huron and Iroquois, which is unique. Around 1701, she separated and married a French soldier: she became La Téchenet and moved to Detroit.

The beginning of a saga

Étienne de Maubourg, who came from France to inspect the Cadillac colony, becomes Isabelle’s new lover, who is nearly 40 years old. Meanwhile, Louis Montour fur trade with the English who want to break to the west. He is very powerful. In Detroit, many people desert to follow him, including Isabelle and Etienne.

Maubourg had an affair with a married woman, Madame Tichenet, known as “La Chenette”, at Fort Pontchartrain. After his desertion in 1706, the couple met up and lived among a group of deserters on an island in Lake Erie

The French go after them. They do not find them, but their heads are priced.

In 1709, Louis Montour was murdered by Private Joncaire on the orders of Governor Vaudreuil.

A clan mother

Isabelle takes over from her brother. After having entrusted her daughter to her sisters in Trois-Rivières, she returned to Albany. She moved to Iroquois territory. She becomes accepted by the Oneida Nation and definitively adopts the name of Montour. She marries the chief Karontowa:nen, known also as Robert Hunter, of whom she is very in love. She is a diplomat who participates in all major conferences. Despised by the French, she is greatly respected by the English. She perpetuates the legend of her brother Louis.

Descendants of Marie Mite8ameg8k8e (click to enlarge)

A big liar

During her old age, her son Andrew manages to get her a big stone house. She receives a lot and likes to tell her life, but by inventing all sorts of stories! That’s why there are passages that remain unknown in this unusual life. Isabelle Montour died in 1751, at the age of 85.

She left a large Métis descent named Montour.

At the beginning of the story

In 1670, the population of New France was barely 6,700 people against 120,000 in New England. The Hudson’s Bay Company has just been created under the influence of Médard Chouart des Groseilliers and Pierre-Esprit Radisson. In 1676, the defeat of the Indians in New England gave European settlers control of the North American coast.

Epilogue

In 1850, in Pennsylvania, in memory of Madame Montour and her descendants, Montour County was created in the Susquehanna Valley named in honor of Madame Montour. In the United States, there are, in New York State, the Montour Falls and the city of Montour.

Meanwhile

In 1679: Cavelier de la Salle explores the Great Lakes region. Then he goes down the Mississippi River. He takes possession of Louisiana in the name of France.
In 1863: William Penn signs a peace treaty with the Delaware Indians.
In 1686: Pennsylvania attracts many German and French Protestants who chose exile after the revocation of the Edict of Nantes.
In 1691: a far cry from virginia condemns to banishment any individual who is married to a black man, a mulatto or an Indian.
In 1699: the first permanent French colony is established in Louisiana.

References and bibliography:

Madame Montour and her time, by Simone Vincens, published by Hébert publications.

Mrs. Montour, White Queen of the Iroquois, by George G. Struble, published at Lebanon Valley College.

Le calcul du coût d’une reconnaissance de l’identité métisse: trop cher, mais nécessaire?

Je me suis réveillé en pensant aux économies d’échelle et à l’identité autochtone.

Je pense que le nombre de Métis est gonflé pour une raison financière.

Voici pourquoi:

Afin qu’une communauté métisse soit reconnue, ses membres doivent avoir recours aux tribunaux.

C’est généralement pour faire face à des accusations relatives aux droits de récolte ou de l’occupation territoriale des terres de la Couronne.

En passant, les terres de la Couronne devraient automatiquement être restituées aux Premières Nations et aux Inuit.

En général, cela commence quand une personne est arrêtée pour «chasse illégale» ou parce que des «cabanes de chasse» étaient réputées être illégalement sur les terres de la Couronne.

C’est ainsi que débute un long parcours le système judiciaire – qui sera garanti se rendre jusqu’à la Cour suprême du Canada.

Chaque niveau doit être financé par des centaines de milliers de dollars. Le ou les défendeurs doivent engager des avocats et des témoins experts et assumer tous les coûts associés.

Les témoins experts doivent fournir des preuves empiriques de l’existence historique d’une communauté – avant la vague notion coloniale de «contrôle effectif», qui est une date non définie et différente partout.

Chaque membre de la communauté doit fournir au moins une lignée ancestrale validée reliant un ancêtre «indien», avec les enregistrements de naissance et de mariage.

Les documents civils sont difficiles à obtenir (voir ma publication concernant les registres de baptêmes non-indexés de ma communauté) et obtenir une généalogie complète avec ses documents coûte plus de 250 $ chacun.

À ce propos, même les Métis de la rivière Rouge doivent avoir *une* seule ligne ancestrale vérifiée. La famille Powley aussi.

Ensuite, une communauté doit démontrer des preuves de son existence jusqu’au moment de «l’infraction».

La défense poursuivra ses efforts pour prouver que la communauté était réellement “absorbée” par le pouvoir en place, c’est-à-dire par la gouvernance anglaise ou française du temps.

Les tribunaux veulent que cela soit prouvé comme s’il existait une sorte de «club» doté de rôles d’adhésion, de procès-verbaux et d’assemblées générales annuelles.

Tout cela coûte beaucoup d’argent. Au moment où une affaire est jugée auprès de tout le système judiciaire, nous estimons que la facture totale se situe à près d’un million de dollars, voire plus.

Il y a beaucoup de tactiques de blocage. Parce que le temps égale plus de frais d’avocats.

À moins qu’une société avec un intérêt acquis ou une sorte de bienfaiteur soit prêt à payer la facture, les membres d’une communauté doivent supporter les coûts.

Bien entendu, les tribunaux prennent rarement en charge ces coûts.

C’est tellement pernicieux et cela ouvre la porte à ce que les communautés s’entraînent avec des sociétés d’extraction de ressources qui offrent des services de consultation:

Cette liste publiée par le gouvernement de l’Alberta est une compilation de consultants en recherche autochtones reconnus. Vous remarquerez les grands acteurs habituels tels que Stantec et SNC Lavalin:

https://open.alberta.ca/publications/list-of-alberta-historic-resource-consultants

Ainsi, dans des endroits comme le Chicot, sans ressources commercialisables connues, la quête de la reconnaissance de notre communauté, avec seulement environ 300 ménages qui s’identifient comme Métis, nous devrions en supporter les coûts nous-mêmes.

Donc:

$1 000 000 ÷ 300 = $3 333 par ménage

3 333 $ par ménage pour prouver l’existence d’une communauté métisse.

C’est un coût trop difficile à supporter pour une région économique où le revenu moyen des ménages est inférieur à 50 000 dollars par an.

Ainsi, la seule option serait de créer une sorte de société ou de club, d’ouvrir un registre et de choisir des abonnements à 50 dollars la carte pour générer un revenu permettant de couvrir les coûts.

$1 000 000 ÷ $50 = 20 000 membres.

Environ 1 200 personnes s’identifient comme Métis au Chicot.

En tant que planificateur financier, ces chiffres n’ont aucun sens.

Un million de dollars n’est même pas un investissement, car il n’y a aucune récompense autre que la reconnaissance à la fin de décennies de procédures judiciaires.

Cela amènera seulement le gouvernement à “reconnaître” l’existence du Chicot.

Alors, entre-temps, moi-même et les autres Métis Chicot continuerons de nous appeler des faux, des fétis, des appropriateurs culturels.

Et le gouvernement colonial se réjouit.

Fétis, can you spare $1,000,000? The Economics of proving Identity

I woke up thinking about economies of scale and Indigenous Identity.

I think numbers of Métis is inflated for a financial reason.

Hear me out:

To have a Métis community recognized, its members must use the Courts.

Usually, it’s over Harvesting rights or territorial occupation of Crown lands.

p.s.: Crown lands should automatically be returned to First Nations and Inuit.

Usually, it’s initiated when someone is arrested for an “illegal hunt” or because their “hunting cabins” were being deemed to be illegally on Crown land.

Hence, begins a long and drawn-out path thorough the Court system – which will be garanteed to be fought right up to the Supreme Court of Canada.

Each level of Court take hundreds of thousands of dollars to see through. The defendant(s) must hire lawyers, expert witnesses and cover all costs associated.

The expert witnesses need to provide empirical evidences of a community’s historical existence – prior to a vague Colonial concept of “effective control” which is a non-defined date different everywhere.

Each member of the community must provide a minimum of one vetted ancestral line linking to an “Indian” ancestor, complete with birth and mariage records.

Records are difficult to obtain (see my posts regarding the un-indexed records of my community) and cost upwards of 250$ each.

By the way, even Red river Métis need to have *just one* ancestral line verified. So did the Powley family.

Then, a community needs to show evidences that it continued to exist right up to the time of the “infraction”.

The Crown’s defense will attempt to prove that the community was actually *absorbed* into the ruling power, i.e. either English or French rule.

The way the Courts want it proven is as if some kind of “club” existed with membership roles, minutes and Annual General meetings.

All this costs LOTS of money. By the time a case makes its way through the court system, we’re looking at close to, and even over a million dollars.

There’s lots of stalling tactics. Because time equals more money.

Unless some corporation with a vested interest or some sort of benefactor is ready to foot the bill, members of a community must bear the costs.

Of course, the Courts seldom provide for these costs.

It’s so pernicious, and opens the door to communities becoming embroiled with resource-extraction corporations who offer “consulting”:

This list published by the government of Alberta is a compilation of recognized Indigenous research consultants – you’ll notice the usual big players such as Stantec and SNC Lavalin in there:

https://open.alberta.ca/publications/list-of-alberta-historic-resource-consultants

So, in places such as the Chicot, with no known marketable resources, the quest to have our community recognized, with only approximately 300 households who identify as Métis, we’d have to bear the costs ourselves.

$1,000,000 ÷ 300 = $3,333 per household

$3,333 per household to prove the existence of a Métis community.

That’s too much to bear for an economic region where the average household income is less than $50,000 per year.

So, the only option would be to form some sort of corporation or club, open up a Registry, and shill memberships at $50 bucks a card to provide income to cover the costs.

$1,000,000 ÷ $50 = 20,000 members.

There are only about 1,200 people who identify as Métis at the Chicot.

I’m a Financial Planner and those numbers just don’t make any sense.

$1,000,000 isn’t even an investment because there are no rewards ither than recognition at the end of decades of Court processes.

It will only lead to the government “recognizing” that the Chicot exists.

So, meanwhile, myself and other Chicot Métis will continue being referred to as fakes, fétis, cultural appropriators.

And the Colonial government rejoices.

Liens entre les communautés de la Chicot et du Nipissing-Ouest: “li Mitifs sont tissés serrés comme la Flechée”

click here for English

Jusqu’à la guerre mondiale, les gens qui quittaient les communautés étaient des êtres d’exception. Les gens ont développé des racines profondes dans leur communauté; dans le cas des communautés métisses, ces racines étaient profondes même avant l’arrivée des colons européens.

Les Voyageurs, eh bien, ça voyageait – et pourtant, comme nous l’avons vu dans les registres, ils sont revenus, ils ont gardé des liens avec leurs parenté et leurs communautés. Ces liens entre communautés ont survécu à travers de nombreuses générations, malgré les difficultés de communication entre elles. Le service postal était une bouée de sauvetage entre parents et amis. Beaucoup de pintes de sirop d’érable se sont dirigées vers l’ouest, tandis que beaucoup de pemmican aux amélanches se dirigeaient vers l’est.

Les surnoms, les histoires, les chansons et les contes rappelaient notre parenté; au fil du temps, tout a été embelli et exagéré afin que l’auditeur reste captivé et pour que l’histoire soit transmise à la génération suivante. Cependant, les contes sont restés suffisamment vrais pour que si vous rencontriez le sujet en question, vous les reconnaissiez instantanément et vous sentiez comme si vous les connaissiez depuis toujours.

Au début des années quatre-vingt, ce qui coïncide avec le début des technologies modernes, la plupart des vieux habitants de nos communautés, qui étaient les conteurs et les porteurs de traditon nous avaient quittés. À mesure que le temps passait, les histoires devenaient de plus en plus douteuses et les technologies modernes faisaient penser qu’il aurait été impossible de rester connectés. Curieusement, avant la technologie, nous n’avions aucun moyen de vérifier les histoires orales – nous savions pourtant qu’elles étaient vraies. Aujourd’hui, nous sommes programmés pour tout voir à travers la lentille de fake news.

Cela me passionne toujours lorsque quelqu’un que je ne connais pas personnellement, mais avec qui je partage de nombreux liens de parenté, partage des histoires que nous avons toutes deux entendues de sources différentes et pourtant communes.

Voici un cas. Cette photo et cette histoire ont été publiées par Mme Viviane Roberge, qui tient une page Facebook merveilleuse sur les événements passés et présents de la ville de St-Gabriel de Brandon, où je suis née.

La plupart de ces noms me sont très familiers: bien qu’elles ne soient pas des ancêtres directs, Celina Corriveau et Calixte Courchesne sont les grands-parents de mon oncle, Rolland Desrochers. Nous sommes liés par son épouse, ma tante Jeanne Mathews.
J’ai eu le plaisir de passer beaucoup de vacances d’été avec tante Jeanne et oncle Rolland. Bien qu’ils soient déménagés en Floride dans les années 50 ou 60, ils revenaient presque chaque été et restaient chez mon grand-père pendant qu’ils rendaient visite à leurs familles respectives. Le frère de l’oncle Rolland était propriétaire du garage en ville et la famille tenait un hôtel et étaient des commerçants réputés.

La famille de l’oncle Rolland était composée de voyageurs chevronnés. Comme beaucoup de familles de notre communauté, elles étaient allées dans de nombreux endroits, comme les Voyageurs que nos ancêtres étaient. Oncle Rolland nous a régalé d’histoires de cousins qu’ils auraient rencontrés au cours de leurs nombreux voyages dans une succession de maisons de rêve sur roues.

Le grand-père de l’oncle Rolland, Calixte Courchene, avait quitté St-Gabriel de Brandon à plusieurs reprises, allant aussi loin au sud que Lowell, dans le Massachusetts, avant de s’enraciner avec ses plus jeunes enfants à l’ouest dans la ville de Lavigne, au Témiscamingue, où Calixte y décède en 1940.

Son fils Télesphore s’est bien assuré que les six épouses soient nommées à l’acte de sépulture.

De son union avec sa deuxième épouse, Marie Louise Allard, naquit Télesphore à St-Gabriel de Brandon en 1897.

Télesphore a épousé Marie Anne Aubin en 1920. Il est toujours reconnu comme Porteur de Traditions par le Centre franco-ontarien de folklore: https://www.cfof.on.ca/porteurs-de-tradition.

Un fils, Narcisse, suivit les traces de son père et est devenu Porteur de Traditions pour la région. Il a publié plus d’une douzaine de livres sur la région du Nipissing Ouest et est également co-fondateur de la Société d’histoire et de généalogie de la région de Sudbury. Devenu un expert dans ce domaine, il a aidé plusieurs membres de sa communauté à produire leur arbre généalogique et à obtenir leur carte de Métis.

BIOGRAPHE DE NARCISSE COURCHESNE

Jusqu’à ce que Mme Viviane Roberge ait postée dans son groupe St-Gabriel de Brandon, d’une génération à l’autre, je n’avais aucune idée du nom de ce Porteur de Traditions, mais j’avais entendu parler du cousin de l’oncle Rolland qui avait même fait le voyage en terre natale de son père au long de la rivière Chicot.

J’aurais aimé savoir cela lorsque j’ai eu le privilège absolu de visiter la région à l’invitation des députés Paul Lefebvre du comté de Sudbury et Marc Serré du comté de Nickel Belt à l’été 2017!

Rencontre de citoyens Métis concernés et de la Fédération Métisse du Canada en août 2017. De gauche à droite: Robert Pilon, Métis de la Saskatchewan, président; Johanne Brissette, Métis de la rivière Chicot, trésorier; Dr. Keen Savard, Métis de la rivière aux Français, consultant; Marc Serré, député de Sudbury et Paul Lefebvre, député de Nickel Belt

Si vous êtes lié à Calixte, Télesphore et Narcisse et que vous souhaitez discuter de nos communautés historiques, envoyez-moi un message!

Les multiples noms des Métis: un peu plus sur l’origine du Chicot

En tant que document d’accompagnement d’un blog précédent: Iles Dupas et du Chicot , je veux partager avec vous les origines du terme parfois utilisé pour désigner les Métis.

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source: http://www.metisnation.org

Auparavant mentionné, mes aïeux Jacques BRISSET et Louis DANDONNEAU étaient les détenteurs de la seigneurie:

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Le nom Chicot a été documenté en 1860, lorsque Johann G. Kohl a décrit dans un passage de son livre: Kitch-Gami, Vie Parmi les Ojibwés Lac Supérieur dans lequel il raconte sa discussion en français avec un homme métis qu’il rencontrait lors de ses voyages:

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En l’absence d’autres informations, Kohl et beaucoup après lui déduit que Chicot signifiait sa traduction française comme “souches mi-brûlées”, et associé avec le teint des Métis qu’il rencontrait.
Chicot, comme beaucoup de noms donnés aux Peuples Autochtones tels que Nipissing, Ahousat, Yellowknives, Mississaugas etc., est en fait un nom de lieu. Chicot est une rivière qui se jette dans l’archipel entre Trois-Rivières et Montréal, entre Berthier et Sorel à l’île Dupas.

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La rivière Chicot, en amont, prend son départ entre St-Gabriel de Brandon et St-Didace court en direction Sud à travers les communautés de St-Cuthbert, Saint-Norbert et se décharge dans le Saint-Laurent à l’île Dupas. Il est l’un des nombreux cours d’eau utilisés par les Voyageurs, ayant connus sa navigation à partir de leurs famille des Premières Nations. Comme les îles et les villes voisines étaient devenues bondés de colons attirés par le poste de traite à proximité, les Métis et les Premières Nations pagayèrent leur chemin en amont et se construsirent des communautés le long de ses rives.

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Il est remarquable de souligner les noms des communautés qui ont été utilisés par les Chicots lorsqu’ils s’installèrent dans les communautés le long de la rivière Rouge dans ce qui est devenu le Manitoba: «Brandon» et «St-Norbert».

Le Centre du patrimoine au Manitoba, gardien du patrimoine francophone et métis de l’Ouest canadien a récemment souligné que la municipalité de Taché, Manitoba a récemment reconnu l’importance de Saint-Cuthbert non seulement comme lieu d’origine de sa famille mais aussi comme lieu d’origine de plusieurs familles. Cliquez ici pour plus d’informations

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Extrait:

Une Langue of à Nous: La genèse du michif, la langue crie mixte-française des Métis du Canada, Peter Bakker, Oxford University Press, 5 juin 1997

Autres lectures: (version française non-disponible – titres traduits à titre informatif seulement)

Kitchi-Gami: la vie parmi les Ojibway, Johann Georg Kohl, St.Paul: Minnesota Historical Society Press, 1985

One of the Family: Métis Culture in Nineteenth-Century Northwestern Saskatchewan, Brenda Macdougall, UBC Press, 1 janvier 2011

Contours d’un peuple: Metis famille, mobilité et d’ histoire, Nichole St-Onge, Carolyn Podruchny, Brenda Macdougall, University of Oklahoma Press, 18 déc 2014

Foire aux questions, Métis Nation of Ontario (cliquer pour le lien –en Anglais seulement)

The Many Names of the Métis: here’s more about Chicot

As a companion piece of a previous blog: Iles Dupas et du Chicot, I want to share with you the origins of the term sometimes used to designate Métis.

As previously mentioned, Jacques BRISSET and Louis DANDONNEAU were the holders of the title to the area:

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The name Chicot was later documented in 1860, when Johann G. Kohl wrote a passage in his book: Kitch-Gami, Life Among the Lake Superior Ojibwa in which he retells his discussion in French with a Métis man he encountered during his travels:

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With no other information, Kohl and many after him deduced that Chicot meant its literal translation from French as “half-burnt stumps”, and associated it with the complexion of the Métis he met.

Chicot, like many names given to Indigenous Peoples such as Nipissing, Ahousat, Yellowknives, Mississaugas etc., is in fact a place-name. Chicot is a river that runs into the archipelago between Trois-Rivières and Montréal, between Berthier and Sorel and known today as île Dupas.

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The Chicot travels downstream, beginning between St-Gabriel de Brandon and St-Didace and flows South through the communities of St-Cuthbert, St-Norbert to discharge into the Saint-Lawrence at île Dupas. It is one of the many rivers used by Voyageurs, who learned to navigate it from their First Nations kin. As the islands and neighbouring towns became crowded with Settlers attracted to the nearby trading post, Métis paddled their way upstream and built communities along its shores.

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It is noteworthy to highlight the names of the communities that were used by Chicots who set up communities along the Red river in what became Manitoba: “Brandon“, “St-Cuthbert” and “St-Norbert“.

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Excerpt from:

A Language of Our Own: The Genesis of Michif, the Mixed Cree-French Language of the Canadian Métis, Peter Bakker, Oxford University Press, Jun 5, 1997

Further readings:

Kitchi-Gami : life among the Ojibway, Johann Georg Kohl, St.Paul: Minnesota Historical Society Press, 1985

One of the Family: Metis Culture in Nineteenth-Century Northwestern Saskatchewan, Brenda Macdougall, UBC Press, Jan 1, 2011A Language of Our Own: The Genesis of Michif, the Mixed Cree-French Language of the Métis, Peter Bakker, Oxford University Press, Jun 5, 1997

Contours of a People: Metis Family, Mobility, and HistoryNichole St-Onge, Carolyn Podruchny, Brenda Macdougall, University of Oklahoma Press, Dec 18, 2014

Frequently Asked Questions, Métis Nation of Ontario  (click for link)

 

#Métis Ruling: So now what?

Yesterday was the Supreme Court Ruling about giving Thanks and acknowledgement to the people who sacrificed so much to get to the highest court in the land. For a plain language interpretation of the ruling, my friend Dr. Sébastien Malette, who helped the Métis Federation of Canada prepare their Factum for the cause, has taken the time to explain to me what the ruling means. Click here to see his take on it.

Today and henceforth, the hard work begins.

So now what?

This is where the Nation – or Community – comes to play.

Metis ruling

Nations AND CommunitiesPlural.

I refuse to wallow in negativity – it’s standing room only in there already. I have no desire , claim to fame or recognition because it’s not even close to being part of my wheelhouse. Notice: no PayPal button anywhere on my blog.

My community is Nitaskinan. My ties are tied to the land of my Indigenous ancestors. The home and hearth of my many First Nations ggggrandmothers. The Settler construct of ownership is not part of my wheelhouse either.

Treaty Métis (Otipemsiwak?) needs are different than Unceded-Land Métis (Abitawisiwak?). Even though some of us have indeed kinship connections, the land which claims us is as different as the harvest she gives to nourish us.

My community sits on Atikamekw land for which a Comprehensive Land Claim and Self-Government Negotiations currently being negotiated with Indigenous and Northern Affairs Canada.

My community may need to re-learn our Oral History. My community may need healing. My community may need Economic Development.

Settlers living on Atikamekw Land need Truth, Humility, Honesty, Wisdom, Respect, Courage and Love and implement all 94 Calls to Action of the Truth and Reconciliation Commission of Canada.

My community will need to rekindle our kinship with the Atikamekw Nation and help our Community as Stewards of Nitaskinan.

Kwei. Qallunette nit icinikason!  Nitaskinan ni otcin. Ni mireriten!

 

La question: Aaniin odoodemaayan?

 

Aaniin odoodemaayan?

Je ne peux pas répondre à cette question. Je sent parfois comme si la réponse m’a été volée. Mais je continue à la chercher.

Le nom d’origine de la rivière St-Maurice était “Métabéroutin”, nom Algonquin qui signifie “décharge du vent”; la Nation Atikameks de Haute-Mauricie la nomme toujours “Tapiskwan Sipi”, la “rivière de l’aiguille filée”.La Nation Abénaquis la nomme “Madôbaladenitekw” ou la “rivière qui se termine”.

Une rivière. Plusieurs noms. Des noms qui veulent dire quelque chose, qui informent du terrain. Des noms Autochtones.

En cherchant ma généalogie matriarchale, beaucoup de mes ancêtres “apparaissent” de nulle part. Des irrégularités d’orthographe dans les registres de l’Église, des entrées manquantes, des espaces vides. Pleins de culs-de-sac.

État et l’Église; Église et l’État. Travaillant ensemble en étroite collaboration aussitôt les Jésuites remplacés par les Sulpiciens en tant que curatelle des registres de Kebec / Nouvelle-France / Bas-Canada / Canada-Est / Québec. La Société Notre-Dame de Montréal, fondée par De la Dauversière , avait pour but de convertir et civiliser les Peuples Autochtones, suite aux directives du Roi Louis XIV et la dissolution de la Compagnie des Cent-Associés de la Nouvelle-France.  

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Séminaire Saint-Sulpice, Tiohtià: ke.

Comment pourraient-ils civiliser mes ancêtres?

Traduire leurs noms, il semble. Les * Franciser *, peut-être?

En lisant les “Relations des Jésuites” (1632-1673),  on peut conclure que Lallemont, LeJeune, Bréboeuf et autres ont fait une tentative d’enregistrer les noms sous la forme écrite plus proche possible. On peut reconnaître les protagonistes communs des différents auteurs même si l’orthographe diffère.

Par exemple, Noël Negabamat, Tekouerimat, Tek8erimat était un guide constant des premiers Jésuites. Plus tôt dénommé Noël Negabamat, Père LeJeune a veillé expliquer son changement de nom qui refléta son ascendant au rôle de capitaine de sa communauté. Ironie du sort, capitaine dechasse est le terme également utilisé par les Métis Otipemsiwak des Prairies.

Comme nous pouvons constater dans la correspondance plus tard, Capitaine Noël Negabamat Tekouerimat pouvait converser en français et en anglais – après avoir passé du temps avec les Anglais dans la terre des Abénakis:

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Correspondance entre Noël Negabamat Tekouerimat, Capitaine Chrétien, à Père LeJeune en France, Relations des Jésuites, 1654.

Qu’en est- il de *l’autre* Noël? Mon ancêtre Noël Langlois?

Enregistré en tant que Pilote (capitaine) du Fleuve Saint-Laurent et pêcheur. Dont l’ identité est vivement débattue, mais dont la généalogie est bien documentée. Dont les descendants vivent sur la terre Atikamekw de Nitaskinan que les colons appellent Lanaudière et Mauricie?

Un autre de mes ancêtres et l’ancêtre de nombreux Voyageurs, Hivernants et de Métis Otipemsiwak.

C’est peut-être seulement qu’une coïncidence que ces 2 Noël du même âge vivaient côte à côte à Kamiskoua-Ouangachi – la Mission de Sillery. un Chef chrétien Autochtone et un Colon. L’un capitaine et pêcheur – l’autre un pilote et pêcheur.

Regardons d’autres noms Autochtones qui ont été francisé par les missionnaires sulpiciens:

LAMONTAGNE – Watso

PISSENNE:

MICHEL:

Aaniin odoodemaayan?

I can’t answer that question. Sometimes it feels like the answer was stolen from me. But I keep trying to look for it.

The original name of the St-Maurice river was “Métabéroutin”, given by Algonquin, which means “discharge of the wind”; the Atikameks of Haute-Mauricie still call  “Tapiskwan Sipi”, the “river of the threaded needle”. The Abenaki call it “Madôbaladenitekw” or the “river that ends”.

One river. Multiple names. Indigenous Place Names.

So many of my ancestors just “appeared” out of nowhere. Spelling irregularites in Church Registries, Missing Entries, Blank Spaces. Dead Ends.

State and Church; Church and State. Working closely together since the Jesuits were replaced by Sulpicians as curators of Kebec / New France / Lower Canada / Canada-East / Québec records. The Société Notre-Dame de Montréal, founded by De la Dauversière, aimed to convert and civilize Indigenous Peoples.

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Séminaire Saint-Sulpice, Tiohtià:ke.

How would they CIVILIZE my Ancestors?

Translate their names, it seems. *Frenchify*, if you will?

Reading “Relations des Jésuites” (1632 to 1673) from the first year the annual diary was published, one can tell that Lallemont, LeJeune, Bréboeuf et al tried to record a person’s name in the closest written form of how Indigenous Peoples called themselves. Common protagonists of the different authors are recognizeable, even if the spelling differed.

An example, Noël Negabamat, Tekouerimat, Tek8erimat was a constant guide to the early Jesuits. Earlier referred as Noël Negabamat, Père LeJeune made sure to explain his change of name to reflect his ascendance to the role of Captain to his community. Ironically, Captain of the Hunt is the term also utilized by Otipemsiwak Métis out in the Prairies. 

Studio_20160401_190129.pngThe Western Abenakis of Vermont: War Migration, and the Survival of an Indian People by Colin G. Calloway UNIVERSITY OF OKLAHOMA PRESS | March 1, 1994 |

As we can see in later correspondence, Capitaine Noël Negabamat Tekouerimat could converse in both French and English – having spent time with the English in the land of the Abenaki:

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Correspondence between Noël Negabamat Tekouerimat, Capitaine Chrétien, à Père LeJeune en France, Relations des Jésuites, 1654.

What about the *other* Noël? Noël Langlois?

Recorded as a Pilote (Captain) of the Saint-Lawrence river and fisherman.  Whose identity is hotly debated, but whose genealogy is well documented. Whose descendants live on the Atikamekw land of Nitaskinan. Lanaudière, as the Settlers call it.

Another Ancestor of mine and of many Voyageurs, Hivernants and Otipemsiwak Métis.

It is perhaps coincidental that these 2 Noël lived side by side in Sillery: one Indigenous man and one Settler. One a Captain, a Chief and fisherman – the other a Pilote and fisherman.

But then we look at other Indigenous names that were Frenchified by the Sulpician missionaries:

LAMONTAGNE – WATSO

PISSENNE:

MICHEL:

JEAN / AZÔ

ANÉN:TAKS and L’HÉRISSON means porcupine in Kanien’kéha and French

And she was also recorded in Latin as SILVESTRI:  “De la Forêt” or “of the Forest”.

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The missionaries at Sillery used the term to refer to either baptisms in the forest and as reference to Indigenous Peoples who had been baptised:

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And the name of her father on her marriage record was Nicolas ARENDAKE:

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Could Nicolas ARENDAKE also be known as SILVESTRI?

 

There are probably more Indigenous men with Frenchified historical records since the creation of the Sulpician Order. While they may not be solely responsible for our enfranchisement, their assimilation techniques set the tone.

Source: Solving the Indian Problem www.omfrc.org › specialedition8

As I look for clues to help me answer which odoodem my ancestors belonged to, my sadness about the past and my uncomfort and anger grows at any present-day assimilation tactics.

With gratitude to Rebekah Ingram, linguist and PhD candidate. Her enlightened approach to reclaiming Indigenous Place Names and her allyship with Indigenous Peoples inspired me to look for these clues. 

With gratitude to Thohahente for the gift of Sacred oien’kwa – in a Red pouch.

Niawen’kó:wa. Tiatén:ro