Liens entre les communautés de la Chicot et du Nipissing-Ouest: “li Mitifs sont tissés serrés comme la Flechée”

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Jusqu’à la guerre mondiale, les gens qui quittaient les communautés étaient des êtres d’exception. Les gens ont développé des racines profondes dans leur communauté; dans le cas des communautés métisses, ces racines étaient profondes même avant l’arrivée des colons européens.

Les Voyageurs, eh bien, ça voyageait – et pourtant, comme nous l’avons vu dans les registres, ils sont revenus, ils ont gardé des liens avec leurs parenté et leurs communautés. Ces liens entre communautés ont survécu à travers de nombreuses générations, malgré les difficultés de communication entre elles. Le service postal était une bouée de sauvetage entre parents et amis. Beaucoup de pintes de sirop d’érable se sont dirigées vers l’ouest, tandis que beaucoup de pemmican aux amélanches se dirigeaient vers l’est.

Les surnoms, les histoires, les chansons et les contes rappelaient notre parenté; au fil du temps, tout a été embelli et exagéré afin que l’auditeur reste captivé et pour que l’histoire soit transmise à la génération suivante. Cependant, les contes sont restés suffisamment vrais pour que si vous rencontriez le sujet en question, vous les reconnaissiez instantanément et vous sentiez comme si vous les connaissiez depuis toujours.

Au début des années quatre-vingt, ce qui coïncide avec le début des technologies modernes, la plupart des vieux habitants de nos communautés, qui étaient les conteurs et les porteurs de traditon nous avaient quittés. À mesure que le temps passait, les histoires devenaient de plus en plus douteuses et les technologies modernes faisaient penser qu’il aurait été impossible de rester connectés. Curieusement, avant la technologie, nous n’avions aucun moyen de vérifier les histoires orales – nous savions pourtant qu’elles étaient vraies. Aujourd’hui, nous sommes programmés pour tout voir à travers la lentille de fake news.

Cela me passionne toujours lorsque quelqu’un que je ne connais pas personnellement, mais avec qui je partage de nombreux liens de parenté, partage des histoires que nous avons toutes deux entendues de sources différentes et pourtant communes.

Voici un cas. Cette photo et cette histoire ont été publiées par Mme Viviane Roberge, qui tient une page Facebook merveilleuse sur les événements passés et présents de la ville de St-Gabriel de Brandon, où je suis née.

La plupart de ces noms me sont très familiers: bien qu’elles ne soient pas des ancêtres directs, Celina Corriveau et Calixte Courchesne sont les grands-parents de mon oncle, Rolland Desrochers. Nous sommes liés par son épouse, ma tante Jeanne Mathews.
J’ai eu le plaisir de passer beaucoup de vacances d’été avec tante Jeanne et oncle Rolland. Bien qu’ils soient déménagés en Floride dans les années 50 ou 60, ils revenaient presque chaque été et restaient chez mon grand-père pendant qu’ils rendaient visite à leurs familles respectives. Le frère de l’oncle Rolland était propriétaire du garage en ville et la famille tenait un hôtel et étaient des commerçants réputés.

La famille de l’oncle Rolland était composée de voyageurs chevronnés. Comme beaucoup de familles de notre communauté, elles étaient allées dans de nombreux endroits, comme les Voyageurs que nos ancêtres étaient. Oncle Rolland nous a régalé d’histoires de cousins qu’ils auraient rencontrés au cours de leurs nombreux voyages dans une succession de maisons de rêve sur roues.

Le grand-père de l’oncle Rolland, Calixte Courchene, avait quitté St-Gabriel de Brandon à plusieurs reprises, allant aussi loin au sud que Lowell, dans le Massachusetts, avant de s’enraciner avec ses plus jeunes enfants à l’ouest dans la ville de Lavigne, au Témiscamingue, où Calixte y décède en 1940.

Son fils Télesphore s’est bien assuré que les six épouses soient nommées à l’acte de sépulture.

De son union avec sa deuxième épouse, Marie Louise Allard, naquit Télesphore à St-Gabriel de Brandon en 1897.

Télesphore a épousé Marie Anne Aubin en 1920. Il est toujours reconnu comme Porteur de Traditions par le Centre franco-ontarien de folklore: https://www.cfof.on.ca/porteurs-de-tradition.

Un fils, Narcisse, suivit les traces de son père et est devenu Porteur de Traditions pour la région. Il a publié plus d’une douzaine de livres sur la région du Nipissing Ouest et est également co-fondateur de la Société d’histoire et de généalogie de la région de Sudbury. Devenu un expert dans ce domaine, il a aidé plusieurs membres de sa communauté à produire leur arbre généalogique et à obtenir leur carte de Métis.

BIOGRAPHE DE NARCISSE COURCHESNE

Jusqu’à ce que Mme Viviane Roberge ait postée dans son groupe St-Gabriel de Brandon, d’une génération à l’autre, je n’avais aucune idée du nom de ce Porteur de Traditions, mais j’avais entendu parler du cousin de l’oncle Rolland qui avait même fait le voyage en terre natale de son père au long de la rivière Chicot.

J’aurais aimé savoir cela lorsque j’ai eu le privilège absolu de visiter la région à l’invitation des députés Paul Lefebvre du comté de Sudbury et Marc Serré du comté de Nickel Belt à l’été 2017!

Rencontre de citoyens Métis concernés et de la Fédération Métisse du Canada en août 2017. De gauche à droite: Robert Pilon, Métis de la Saskatchewan, président; Johanne Brissette, Métis de la rivière Chicot, trésorier; Dr. Keen Savard, Métis de la rivière aux Français, consultant; Marc Serré, député de Sudbury et Paul Lefebvre, député de Nickel Belt

Si vous êtes lié à Calixte, Télesphore et Narcisse et que vous souhaitez discuter de nos communautés historiques, envoyez-moi un message!

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Community connections between the Chicot and West Nipissing: “li Mitifs sont tissés serrés comme la Fléchée”

Up until the World Wars, people who left communities were oddities. People grew deep roots in their community; in the case of Métis communities, these roots even predate the arrival of European Settlers.

Voyageurs, well, were travelers – yet as we’ve seen in records, they came back, they kept ties with their kin and their communities. These connections survived through many generations, despite the difficulties in communication. The postal service was a lifeline between kin. Many pints of maple syrup made their way West while lots of Serviceberry Pellican (how us kids called Pemmican) made its way East.

Kin were remembered by nicknames, stories, songs and tall tales; as time passed, everything was embellished and exaggerated to keep the listener enthralled and ensure the story was passed down to the next generation. Yet, the tales stayed true enough that if you did meet the subject in question, you instantly recognized them and felt like you’d known them forever.

By the early eighties, which coincides when the beginning of modern technologies, most of our town folk who were the storytellers had left us. As time passed, the stories became more and more doubted and modern day amenities made the idea that it was possible to keep connected became seen as ludicrous. Funnily enough, before technology, we had no way of verifying these stories – yet we knew them to be true. Today, we’re programmed to see everything through the fake news lens.

It always give me a thrill me when someone who I don’t know personally, but with whom I share many kinship connections, shares stories we’ve both heard from different yet common sources.

Here is one case. This picture and story was posted by Mrs Viviane Roberge, who maintains a wonderful Facebook page about events past and present of the town of St-Gabriel de Brandon, where I was born.

Most of these names are all very familiar to me: although not direct ancestors, Celina Corriveau and Calixte Courchesne are the grandparents of my uncle, Rolland Desrochers. We are related through his wife, my aunt Jeanne Mathews.

I had the pleasure of spending many of Summer vacations with Aunt Jeanne and Uncle Rolland. Although they had moved down to Florida back in the 50s or 60s, they came back almost every Summer and stayed with my grandfather while they visited with their respective families. Uncle Rolland’s brother owned the garage in town and the family was well-known hotel and shopkeepers.Uncle Rolland’s family were seasoned travelers. Like many families from our community, they had been to many places, like the Voyageurs our ancestors all were. Uncle Rolland regaled us with stories of cousins they’d meet during their many travels in a succession of fancy home on wheels.Uncle Rolland’s grandfather Calixte Courchene had left St-Gabriel de Brandon several times, going as far South as Lowell, Massachusetts before setting roots West in the Temiskaming town of Lavigne, where Calixte passed away in 1940. His son Télesphore made sure that all of Calixte’s six wives were named in his burial record.CalisteCourchesnesepulcre

Télesphore Courchesne war born in St-Gabriel de Brandon in 1897, of Calixte’s second wife, Marie Louise Allard:telesphorecourchesnebirth

Telesphore Courchesne

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Télesphore married Marie Anne Aubin in 1920. Himself recognized as a Knowledge Keeper by the Centre franco-ontarien de folklore: https://www.cfof.on.ca/porteurs-de-tradition.One son, Narcisse, followed his father’s footsteps and became the region’s Knowledge Keeper. He published over a dozen books on the region of West Nipissing and is also co-founder of the Sudbury Area History and Genealogy Society. Having become an expert in this field, he helped several members of his community produce their family trees and obtain their Métis cards.

Narcisse Courchesne

     Until Mrs. Viviane Roberge posted in her group St-Gabriel de Brandon, d’une génération à l’autre, I had no idea of this Knowledge Keeper’s name, but I had heard stories of Uncle Rolland’s cousin who even made the trip all the way back to the Chicot to visit his father’s birthplace.I wish I knew this when I had the absolute privilege to visit the area at the invitation of members of Parliament Marc Serré of the riding of Sudbury and Paul Lefebvre of the riding of Nickel Belt back in the Summer of 2017!

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Gathering of concerned MNO citizens and the Metis Federation of Canada, August 2017 from left: Robert Pilon, Saskatchewan Métis, President Johanne Brissette, Chicot river Métis, Treasurer Dr. Keen Savard, French river Métis, Consultant Marc Serré, MP for Sudbury Paul Lefebvre, MP for Nickel Belt

If you are related to Calixte, Télesphore and Narcisse and would like to chat about our communities, please drop me a line!

 

Baptêmes MITIF & MITIVE Baptisms

 

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MARIE JOSEPH MITIVE  le quatre avril mil sept cent quatre vingt trois par moy, prêtre soussigné de l’agrément de monsieur le curé a été baptisée Marie Joseph, née aux pays d’en haut de père français et de mère Sauvagesse agée de onze ans et trois mois, présentée par le Sr Charles L’AVOINE CHEVALIER. Le parrain a été Mr. Henry Nicolas CATIN, curé de St-Cuthbert et la marraine a été Marie Joseph DÉNOMMÉE femme d’Étienne FRAPPIER qui a declaré ne savoir signer ainsi que le dit Charles L’AVOINE de ce requis.
the year 1860, september 7th by me, undersigned priest was baptized Michel, aged four years and three weeks and born in the Upper Country, of Michel Belhumeur Voyageur currently in this parish who presented himself and a mitive. The godfather Pierre Martin signed. The godmother Thérèse Charron -Payet declared not to be able to sign as well as the father of this (?) Pouget
MICHEL BELHUMEUR L’an mille huit cent six, le sept septembre par moi, prêtre soussigné a été baptisé Michel, agé de quatre ans et trois semaines et né aux paix d’en Haut de Michel BELHUMEUR Voyageur actuellement en cette paroisse qui a présenté lui-même et d’une mitive. Le parrain Pierre Martin a signé. La marraine Thérèse Charron -Payet a declaré ne savoir signer ainsi que le père de ce (?) Pouget

 

nineteen October, one thousand seven hundred and seventy-nine by the undersigned priest, was baptized Marie-Angélique, three years old, mitive belonging to Louis GUIBEAU, son. The godfather was Antoine Guibeau and the godmother Guibeau who said they did not know what to sign. Pouget ptre
MARIE-ANGÉLIQUE MITIVE Le dix-neuf octobre mil sept-cent soixante dix neuf par moy prêtre soussigné a été baptisé Marie-Angélique agée de trois ans, mitive appartenant à Louis GUIBEAU fils. Le parrain a été Antoine Guibeau et la marraine Guibeau qui ont déclaré ne savoir signe de ce requis. Pouget ptre
On February 4th, one thousand seven hundred and eighty-two by the undersigned priest was baptized CHARLOTTE MITIVE, aged about eight years, belonging to Charles LAVOINE dit CHEVALIER. The godfather was Jean-Baptiste COUTU and the godmother Marguerite LAVOINE dit CHEVALIER wife of Jacques LESAGE who declared not knowing how to sign this required. Pouget ptre
CHARLOTTE MITIVE Le quatre février mil sept cent quatre-vingt deux par moy prêtre soussigné a été baptisée CHARLOTTE MITIVE agée d’environ huit ans appartenant à Charles LAVOINE dit CHEVALIER. Le parrain a été Jean-Baptiste COUTU et la marraine Marguerite LAVOINE dit CHEVALIER femme de Jacques LESAGE qui ont déclaré ne savoir signer de ce requis. Pouget ptre
On September 29, one thousand seven hundred and eighty-two by the undersigned priest was baptized LOUIS MITIF born in the Pays d'en Haut, aged three years owned by Louis THIVIERGE the godfather was Antoine CARDRON dit ST-PIERRE and the godmother Marguerite VAUDRY woman of Pierre ETHIER who declared not to know signed of this required - Pouget ptre
LOUIS MITIF Le vingt-neuf septembre mil sept cent quatre vingt-deux par moy prêtre soussigné a été baptisé LOUIS MITIF né au Pays d’en Haut, agé de trois ans appartenant à Louis THIVIERGE le parrain a été Antoine CARDRON dit ST-PIERRE et la marraine Marguerite VAUDRY femme de Pierre ETHIER qui ont déclaré ne savoir signé de ce requis – Pouget ptre
The third of October, one thousand seven hundred and eighty-four by the undersigned priest, was christened NICOLAS, born in the upper country of a CANADIAN father and mother SAUVAGESSE belonging to NICOLAS MONTOUR resident in the said upper country, already three years old and presented by Joseph FAGNAN the godfather was Antoine DÉSROSIERS and the godmother Elizabeth PAGÉ who with the presenting declared not knowing to sign this (?).
NICOLAS MITIF MONTOUR Le trois octobre mil sept-cent quatre vingt quatre par moy prêtre soussigné a été baptisé NICOLAS, né aux pays d’en haut de père CANADIEN et de mère SAUVAGESSE appartenant à NICOLAS MONTOUR résident aux dits lieux d’en haut, déjà agé de trois ans et présenté par Joseph FAGNAN le parrain a été Antoine DÉSROSIERS et la marraine Elizabeth PAGÉ qui on avec le présentant déclaré ne savoir signer de ce (?enquis).
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GUILLAUME MITIF L’an mil huit cent sept le quatre octobre par moi prêtre soussigné a été baptisé GUILLAUME agé de six ans né aux pays d’en haut et présenté par Pierre MAILLOUX au nom de JEAN MCGILIVRAY. Le parrain Joseph BONDY écuyer et la marraine Marie Stuar Mcferlan ont signé et le présentateur
The year 1832, the tenth of August, by I, the undersigned priest, was a Baptist, about twelve years old, born in the upper country of Antoine COLIN and a SAUVAGESSE, presented by Joseph Ambroise Olivier, farmer of this parish to whom Colin said it entrusted him for his Christian education. His godfather Pierre OLIVIER could not sign. The godmother Rosalie DEROSIER wife of the aforementioned Joseph Ambroise OLIVIER to sign with him * baptized Jean;
JEAN-BAPTISTE MITIF L’an mil huit cent-six le dix aoust par moi prêtre soussigné a été *baptiste agé d’environ douze ans né aux pays d’en haut d’Antoine COLIN et d’une SAUVAGESSE, présenté par Joseph Ambroise Olivier, cultivateur de cette paroisse a qui le dit Colin l’a confié pour son éducation chrétienne. Son parrain Pierre OLIVIER n’a pu signer. La marraine Rosalie DEROSIER épouse du susdit Joseph Ambroise OLIVIER a signer avec lui *baptisé Jean;
MAXIME MITIF
MAXIME MITIF L’an mil huit cent sept le quatre décembre par moi prêtre soussigné a été baptisé Maxime agé de quatorze ans, né aux pays d’en haud de père CANADIEN et de mère SAUVAGESSE, présenté par Alexis PIET au nom de Louis DUCHÊNE dit LAPRAIRIE. Le parrain Augustin COTTIN et la marraine Marie-Joseph PARENT épouse du dit Cottin ont signé.
PIERRE MITIF
PIERRE MITIF L’an mil huit cent sept le trois novembre par moi prêtre soussigné a été baptisé PIERRE agé de douze ans né aux pays d’en haut d’un père EUROPÉEN et d’une mère SAUVAGESSE, présenté par PIERRE MAILLOUX marchand Voyageur au nom de WILLIAM MCGILIVRAIE (Hgt?) Le parrain CHARLES PIET n’a su signer; la marraine MARIE ANNE HUBARDEAU GRENET a signé avec le présentateur.
ANTOINE, MARIE-JOSEPH ET ROSALIE MITIFS
ANTOINE, MARIE-JOSEPH, ROSALIE MITIFS L’an mil huit cent huit le vingt-deux octobre par moi, prêtre soussigné ont été baptisés ANTOINE, agé de six ans, MARIE-JOSEPH, agée de deux ans et ROSALIE, agée d’un an, nés aux pays d’en haut de père CANADIEN et de mère SAUVAGE, présentés par François MORIN de cette paroisse arrivant des pays susdits. Le parrain et la marraine du garçon ont été AMABLE CHARON et GENEVIÊVE COTTIN PIET, laquelle a signée; ceux de MARIE-JOSEPH ont été ANTOINE MATTHE et THÉRÊSE ROBILLARD MATTHE qui n’on su signer ainsi que PIERRE GALLIEN (sp?) et MARIE-JOSEPH LEBLANC, parrain et marraine de ROSALIE et le présenteur de ceux-ci
JEAN-BAPTISTE MITIF
JEAN-BAPTISTE MITIF L’an mil huit cent huit le vingt-neuf février moi prêtre soussigné a été baptisé JEAN-BAPTISTE, agé de douze ans né aux pays d’en haut d’un père CANADIEN et d’une mère SAUVAGESSE, présenté par FRANÇOIS MANDEVILLE. Le parrain AMABLE CHARRON et la marraine MARIE-JOSEPH LAURENCE ENAUD ont déclaré ne savoir écrire.
ANNE-LOUISE MITIVE
ANNE-LOUISE MITIVE L’an mil huit cent neuf le vingt huit novembre par moi, prêtre soussigné a été baptisée ANNE-LOUISE agée de six ans née aux pays d’en haut de père CANADIEN et mère SAUVAGESSE présenté ici par Jean-Baptiste FALARDEAU qui ne sait écrire. Le parrain Louis Marie OLIVIER écuyer et la marraine Marie-Anne FALARDEAU qui ont signé.
JEAN-BAPTISTE MITIF
JEAN-BAPTISTE MITIF L’an mil huit cent onze le trente septembre par moi prêtre soussigné a été baptisé JEAN-BAPTISTE agé de trois ans né aux pays d’en haut de père CANADIEN et mère SAUVAGE, présenté par Jean-Baptiste DUBORD dit LATOURELLE. Le parrain Joseph DUBORD et la marraine Marie-Angélique GILBERT ont déclaré ne savoir écrire, ainsi que le présentateur
ANNE MITIVE, SUSANNE MITIVE, MAGDELEINE MITIVE
ANNE MITIVE ANGLO-CANADIENNE SAUVAGE L’an mil sept cent quatorze le vingt six juillet je soussigné prêtre ay supplie les cérémonies du baptême à une fille imbécile agée de dix ans, l’ayant ondoyé à la maison en danger de mort. Elle est née aux pays d’en haut de père ANGLO-CANADIEN et de mère SAUVAGE. Elle a été nommée ANNE par mtre Jean-Baptiste MCBEAN notaire public et GENEVIEVE PAPIN YZERHOFF ses parrain et marraine qui ont signé. SUSANNE MITIVE L’an mil huit cent quatorze le vingt six juillet par moi prêtre soussigné a été baptisée SUSANNE MATHILDE agée de huit ans née aux pays d’en haut de père ANGLO-CANADIEN et de mère SAUVAGE. Le parrain Louis Joseph GAUTHIER et la marraine FRANCOISE BERGEVIN DELIGNY ont signé. MAGDELEINE MITIVE L’an mil huit cent quatorze le vingt six juillet par moi prêtre soussigné a été baptisée MAGDELEINE agée de cinq ans née aux pays d’en haut de père ANGLO-CANADIEN et de mère SAUVAGE le parrain François KNAIGT et la marraine Marie Charles MCKAYE-JACQUES ont signé.

 

ANGELIQUE MITIVE
ANGELIQUE MITIVE L’an mil huit cent quinze le seize octobre par moi prêtre soussigné a été baptisée MARIE-ANGÉLIQUE agée de cinq ans née aux pays d’en haut et présentée par Louis FALARDEAU. Le parrain Jean-Baptiste FALARDEAU et la marraine Claire PETIT-SAVIGNAC ont déclaré ne savoir écrire ainsi que le présentateur de se enquis.
ALEXIS MITIF GENEVIEVE MITIVE
ALEXIS MITIF MCKAY Le trente et un juillet mil sept cent quatre vingt six par moy prêtre soussigné a été baptisé ALEXIS MITIF présenté par Ignace MCKAYE Voyageur qui le reconnait pour sien. Le parrain a été Jean-Baptiste PIET qui a déclaré ne savoir signer et la marraine Marguerite FORTIN femme de Joseph LECLAIR qui a signé avec le père. GENEVIEVE MITIVE MCKAYE Le trente et un juillet mil sept cent quatre vingt six par moy prêtre soussigné a été baptisé GENEVIÈVE agée de trois ans et cinq mois MITIVE présentée par Ignace MCKAYE Voyageur qui la reconnait pour la sienne. Le parraine a été Prisc (?) FERLAND et la marraine Marie-Joseph DUBORD femme de Pierre DOSTALAIRE qui ont signé avec le père.

MARIE HENRY MITIVE
L’an mil huit cent quinze le trente septembre par moi prêtre soussigné a été baptisée MARIE HENRY née aux pays d’en haut de père CANADIEN et de mère SAUVAGE au rapport de François PIET habitant de MASKINONGÉ et présentée par lui. Le Parrain Augustin NAUD et la marraine (?) GERMAIN ont déclaré ne savoir écrire ainsi que le présentateur.

The Sillery “reduction” and Pachirini’s fief: first reserves for christian Indigenous

In 1637, missionaries of the Society of Jesus, the Jesuits, found a mission outside the village of Kébec. The Jesuits choose an important site for the First Nations, known as Kamisk8a 8angachitthe eel tip and the place to fish (known as Sillery).

Initially, the reduction of Sillery is called the St. Joseph Mission (not to be confused with its namesake created in 1680 in the Country of the Illinois Nation). The goal is sedentarization, conversion to Catholicism, and the education of the neighboring First Nations – Innu Nations, Atikamekw, Algonquin, the Wendat Nation, and even some converts from the Mohawk and Abenaki Nation. At the same time, unions between Nations, including that of the Settlers, are encouraged by missionaries because this type of union

will oblige all savages to love the French as their brothers. They testify to wish it with passion, for they never have more satisfaction with our speeches when we promise them that we will take their daughters in marriage, for after that there is a thousand applause. They tell us that when we do this marriage, they will hold us as their nation, considering the descent and kinship of families by their wives and not by men, all the more so, say he, that we know that the mother of the child, but not sternly who is the father.

At first, the Jesuits think that

These marriages can not produce any bad inconvenience, for never will savage wives seduce their husbands to live miserable in the woods, as do the peoples of New France, and the children who will be born of these marriages may be none other than Christians, nourished and raise up among the French and in their dwelling, besides that there is no appearance, in the docility of this people who is not warned of any other religion, that the married woman can not easily be solved. to follow the religion of her husband, in which, when she considers only the diversity of life, she will embrace a life of angels instead of the misery of other savage women

In the first decade, the mission was renamed in honor of Noël BRÛLARD de Sillery, a Frenchman turned Jesuit who donated his property to establish a mission to evangelize the First Nations of New France. Houses, a chapel, a mill and a bastioned enclosure are built there.

Thanks to the Sillery Register, which contains marriages and baptisms, the list of residents of 1666 and the Confession and Enumeration of 1678, we can see the acts of some 400 men, women and children who lived at the Mission.

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The Sillery Register reflects the “Pan-Indigenous” role of Sillery’s mission. Representatives of several Nations visit or stay there: in addition to Montagnais and Algonquins of the beginning, there are Attikameks, Hurons, Nipissiriens, Abenaki, Socoquis, etc., who come to learn about the faith. . The presence or stay in Sillery of great figures of the Amerindian world like Noël Negabamat / Tekouerimat, Makheabichigiou, Pigarouich and Tgondatsa, confirm the role played by Sillery in Amerindian relations. Originally intended for the Algonquins and Montagnais, Sillery then welcomed the Abenaki, whose presence is reported from 1676 to 1688. This is the densest period of the register for the frequency of baptisms. In fact, most of the Aboriginal baptisms attributed to Sillery (1,099 out of 1,716, or 64%)

At birth, the child receives a Native American name of his own; at baptism, we give him a Christian name. Amerindians have no surnames and it is exceptional that the child has the same name as his father. Some
many Amerindians have inherited French nicknames, indicated in French in the Latin text: L’Arquebuze, Le Marchant, Castillon, Compere Colas, the great Jacques, etc.

From 1687, and for non-obvious reasons, the Pan-Indigenous families, now fluent in the French language, leave Sillery and the mission is abandoned.

At the same time, the Pan-Indigenous families of the late Charles PACHIRINI, Sachem of the Makwag clan of the WESKARINI Nation (nicknamed the Little Mission), leave the Montmagny Fief near the Tapiskwan River (known as the Saint-Maurice) where these Christian First Nations settled.

Trois Rivieres

From 1690 onward, we begin to find the families from these two sites at the Seigneury of the ile Dupas-et-du-Chicot, which Charles Aubert de la Chesnaye had conceded to Louis DANDONNEAU and his brother-in-law Jacques BRISSET. The site, which consists of a network of islands upstream of Lake Nebesek (also known as Angouleme and Saint-Pierre), had never been inhabited continuously before. The archipelago was a fishing and hunting area used by many neighboring First Nations.

In 1699, both Sillery and Pachirini’s fief were removed from the “Savages” and handed over to the Jesuits. The document indicates that the “Indians” had abandoned the sites near the Jesuit lands. The document was made between Hector de CALLIÈRES and the Jesuits, without any participation or consent of any First Nations representative or their descendants.


Further research is needed to examine the impacts of this legal document on the land claims of First Nations and Metis descendants who had their rights revoked in these territories.

Sources:

Pierre de SESMAISONS, Raisons qui peuvent induire Sa Saincteté à permettre aux François qui habitent la Nouvelle-France d’espouser dez filles sauvages, quoyque non baptisées ny mesmes encorre beaucoup instruictes à la foy chrestienne [avant 1635] MNFIII

Léo-Paul HÉBERT, Évangéliser les Amérindiens : Le vieux Registre de Sillery (1638-1688) Je me souviens… Numéro 31, automne 1992 URI : id.erudit.org/iderudit/8112ac

Jean COURNOYER, La Mémoire du Québec, de 1534 à nos jours, Stanké 2001

 

ALL OUR RELATIONS

The Lakota saying: Mitákuye Oyás’iŋThe phrase translates in English as “all my relatives,” “we are all related,” or “all my relations.” It is a prayer of oneness and harmony with all forms of life: other people, animals, birds, insects, trees and plants, and even rocks, rivers, mountains and valleys. (p.160,  ISBN 0-8061-3649-9.)

We are all related. All my relations.

What does that mean to me?

As the eldest of the eldest of the eldest, I benefited from knowing five of my great-grandparents – three of them with verifiable connections with a First Nation ancestor. All from the same historic communities in Lanaudière, Québec. All of them with kinship connections: cousins, aunties, uncles who settled in the West. All of them with kinship to Voyageurs, or Voyageurs themselves.

As every generation passes, as more of the elders passed on, the thread between kinship becomes thinner. To the glee of Colonizers. To the glee of Settler Governments.

Here are a few kinship connections. No matter which ancestor I choose, I can link them to each other, no matter where their travels have taken them and their descendants:

Here are a few examples: (click to see)

 

Our ancestors who were alive during the hanging of Louis Riel and who were able to recount our kinship connections passed on.

Settler Governments were able to begin to legislate the Rights of Métis.

1982: Enter Section 35 of the Constitution Act:

35. (1) The existing aboriginal and treaty rights of the aboriginal peoples of Canada are hereby recognized and affirmed.

(2) In this Act, “aboriginal peoples of Canada” includes the Indian, Inuit and Métis peoples of Canada.

(3) For greater certainty, in subsection (1) “treaty rights” includes rights that now exist by way of land claims agreements or may be so acquired.

(4) Notwithstanding any other provision of this Act, the aboriginal and treaty rights referred to in subsection (1) are guaranteed equally to male and female persons.

1993: Enter the Powley Test.

Let’s see if I can answer it with empirical evidence:

1. The characterization of the right claimed (eg: was it hunting for food?): Not claiming anything – yet.

2. Whether the claimant is a member of a contemporary Métis community:   Yes.

3. Identification of the historic Métis community:                    Lanaudière, Québec

4. Identification of the contemporary Métis community:         Lanaudière, Québec

5. The historical time-frame of the practice:                                 17th C to present

6. Whether the practice is integral to the culture of the claimant:                Yes.

7. Whether the proposed practice is continued by the Métis community:    Yes.

8. Whether the right was extinguished:                                              No. Occurring on unceded land. 

9. Whether the right was infringed upon:                                          To be continued

10. If the right was infringed, can that infringement can be justified:     To be continued

This exercise has allowed me to verify the empirical proof of my family’s oral history. It’s a pretty big deal to me. I wish to express gratitude to Dr. Sebastien Malette, Professor of Indigenous Law (Métis Rights) at Carleton University in Ottawa. I met Sebastien on the comment board at http://apihtawikosisan.com/2015/03/the-mythology-of-metissage-settler-moves-to-innocence/#comments on March 11, 2015. He has since then become a good friend, mentor and ally. If I would ever do a PhD, he’d be the guy who I’d beg to be my Advisor. Merci, cher Seb.